Résumé

Portrait de Charles Coligny Charles Coligny Le palais pompéien de l'avenue Montaigne… (1866)

Le regard est arrêté dans son essor par un grand voile de pourpre tendu sur des câbles d'or au-dessus du bassin, à la hauteur des chapiteaux, et ce voile, flottant doucement au gré de l'air, répand sur toute la salle une sorte d'ombre rose qui donne un ton agréable, doux à l'œil, aux moindres objets. En arrière des deux colonnes du fond se détache sur le mur, peint avec les nuances graves de l'antique et finement rehaussé d'encadrements rouges et lilas, la porte de l'exèdre ou salon, qui fait face à celle d'entrée et reproduit les rosaces et patères de bronze à chaque pointe de ses cadres.
Source : Gallica

Portrait de Charles Coligny Charles Coligny Le palais pompéien de l'avenue Montaigne… (1866)

HISTOIRE DE POMPÉI
L'antiquité est l'éternelle source de jeunesse de l'esprit humain : il n'y a rien de nouveau que ce qui a vieilli, a dit Bulwer, le romancier de Pompéia. La vie moderne est venue réveiller la vie antique.
Cette ville, subitement engloutie sous un déluge de cendres, conservée intacte dans les entrailles de la terre, est ressuscitée tout à coup à la face des siècles modernes.
En chercheurs et en artistes que nous sommes, nous avons rendu le mouvement à Pompéia inanimée, et la vie à la fameuse rue des Tombeaux. La vapeur n'a pas craint de avenir gronder autour du Vésuve
Source : Gallica

Portrait de Charles Coligny Charles Coligny Le palais pompéien de l'avenue Montaigne… (1866)

Si l'étranger entrait à Paris par l'Arc de triomphe de l'Étoile, ce poëme granitique où l'art moderne a sculpté les plus belles pages de l'épopée impériale, il croirait entrer dans la capitale du monde. Malheureusement ce n'est presque jamais par cette porte radieuse qu'on entre dans Paris. Avant de sentir battre le cœur de la grande ville, il faut le plus souvent traverser une voie immonde et douloureuse ; mais prenons patience, Paris se fait beau, Paris se fait grand, et avant la lin du siècle chacune de ses portes sera digne d'être saluée par le voyageur.
Source : Gallica

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