Résumé

Charles Normand Le vignole des architectes et des élèves en architecture… (1842)

On commence à abandonner ce genre de décoration tout idéal, sans proportions précises, souvent mesquin et toujours plat, pour revenir aux choses de goût, de principe et de raison; car il est impossible, de quelque façon que l'on s'y prenne, qu'une maison ne ressemble pas à une autre maison, un temple à un temple, de même qu'un porche, un entre-colonne, à un autre entrecolonne du même Ordre. Mais le bien consiste dans le bon goût des ajustemens, dans leurs belles proportions respectives. A cela seul, on reconnaît la main habile, l'œil exercé, l'architecte enfin.
Source : Gallica

Charles Normand Le vignole des architectes et des élèves en architecture… (1842)

Souvenez-vous que l'unité est une des bases obligées pour la décoration en Architecture.
Evitez, dans la décoration, ces bossages outrés , architecture ébauchée : ce qui existe dans ce genre est fait pour en démontrer l'absurdité, et non pas pour être imité. Mais employez des refends simples ou arrondis sur les bords , ou bien coupés sur les angles à 45 degrés , ce qui produit une ombre douce et une lumière vive en opposition sur les bords qui les séparent; qu'ils soient placés à propos et comme ornemens; que votre bâtiment n'en soit ni composé ni chargé.
Source : Gallica

Charles Normand Le vignole des architectes et des élèves en architecture… (1842)

L'Architecture est, par excellence, l'art des belles proportions; cependant ses proportions doivent varier selon l'usage ou la position des bâtimens, de même que selon leur forme, leur richesse ou leur simplicité. Le mérite de l'architecte est donc d'arrêter si bien ces proportions, qu'en examinant un bâtiment quelconque , on ne le désire ni plus grand ni plus petit, et que l'œil le plus exercé, comme le moins habile, en soit satisfait.
Source : Gallica

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