Claude Vignon

Résumé

Claude Vignon Minuit !!

Si Franz l’étudiant, agenouillé au coin du tombeau de sainte Ursule, vit d’amour, de rêves et de poésie, au moins ne se forge-t-il pas, pour la vie de ce monde, d’irréalisables chimères... je n’ai ni l’ambition ni l’orgueil d’aspirer à la châtelaine de Linkenberg... je sais bien que lorsqu’elle passe là, près de moi... — qui frémis et qui tremble... — elle ne me voit seulement pas... et je ne puis ignorer qu’un jour... un jour prochain peut-être... quelque haut et puissant seigneur l’épousera et l’emmènera dans son manoir...
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Claude Vignon Minuit !!

Hermann se précipita dans la maison, la tête perdue, les yeux hagards, comme un insensé. Il repoussa les verrous avec toute la force qu’il put trouver encore et regarda autour de lui.
Mais le spectre n’était pas entré dans la maison.
Femme, s’écria-t-il, vite, vite !... apporte ici tout..., tout ce que nous avons... vite... vite... les meubles, les tonneaux... tout, tout !...
Et chancelant, il s’appuyait à la muraille.
Ketha restait immobile sans comprendre. Hermann entr’ouvrit le judas de la porte et lui montra Fritz qui s’avançait toujours.
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Claude Vignon Minuit !!

Car, il faut le dire, depuis que Naigeot a vu Louise si radieuse et si belle, une révolution nouvelle s’est opérée en lui. Toutes ses aspirations trompées se sont réunies en une seule passion ; mais violente, mais insensée, mais inexorable, comme sont, seulement, ces passions des vieillards qui veulent venger, par une dernière joie, leur jeunesse gaspillée : il est amoureux fou de sa nièce.
En vain se représente-t-il, à ses moments lucides, que nul événement probable ne viendra changer sa vie ; que son sort est à jamais fixé ; qu’il a pour avenir la solitude et la misère
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