“ Il peut y avoir autour d’eux de la lumière, des pierres historiques à n’en plus finir, des nuances d’atmosphère jamais les mêmes, des individus on ne peut plus spirituels, et par-dessus le tout, un ciel unique au monde, s’ils s’en doutent ils ne s’en doutent guère et paraissent plutôt ne pas s’en douter. Et pourtant, tout ce qu’on découvre, l’aspect quasi-surprenant des maisons, le paysage presque inconnu d’une rue, la couleur jusqu’alors jamais remarquée de tout un quartier, lorsqu’on sait s’arrêter, et regarder, et sentir, ne serait-ce qu’en passant ! ”
Citations de L’Ermitage (Collectif)
“ Combien de gens à rentes, j’en suis sûr, qui habitent la rive gauche, n’ont jamais vu la Bourse, comme d’autres, qui habitent la rive droite et que passionne pourtant l’art dramatique, ignorent tout de l’Odéon. Il en est même, dans certains coins, qui ne sont pas sortis de leur rue dix fois dans leur vie, et pour qui Paris s’arrête à l’horizon de leur fenêtre. Pour d’autres, tout autre quartier que le leur est un lieu presque imaginaire, dont ils ne parlent que par ouï-dire, et sans aucun intérêt. ”
“ J’aime à cause de toi l’aube qui vient de naître, Et, mêlée à la grâce heureuse du décor, Mon immortelle amour, tu m’es plus chère encor. Nous tremblons, enivrés du vin de notre fièvre, Et nous nous demandons tout bas et lèvre à lèvre, Quels matins purs, quels soirs lumineux et bénis Couvent nos doigts tressés comme les brins des nids. Et ni la terre en joie et ni le ciel en flammes, Rien ne détourne plus du rêve nos deux âmes, Qui parmi la rumeur grandissante du jour, Pleurent dans le silence infini de l’amour. ”
