Résumé

Comte P. de Castellane Mac-Fy, Épisode de la vie écossaise

L’Écosse est un pays dont le souvenir fait rêver. Les bruyères sans fin qui couvrent ses montagnes, les parfums sauvages qu’elles exhalent, le bruit même du vent dans ces solitudes, frappent l’esprit et l’imagination. Cette terre stérile a des émanations qui raniment et donnent un bien-être infini, elle a des brises fortifiantes, et l’on n’en peut oublier les âpres saveurs.
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Comte P. de Castellane Mac-Fy, Épisode de la vie écossaise

Avec un coup d’œil sûr, une bonne carabine et des jarrets infatigables, vous aurez, sans sortir d’Europe, les plaisirs d’une chasse digne d’un Indien ; mais, pour goûter ce genre de plaisir, il faut secouer toute paresse, partir dès l’aurore, gagner un point élevé d’où le regard puisse embrasser une partie du pays, interroger l’horizon, chercher le moindre indice, et de rochers en rochers, de montagnes en montagnes, continuer ainsi sans jamais se lasser jusqu’à ce que la vue de l’animal vienne enfin vous récompenser de vos rudes fatigues.
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Comte P. de Castellane Mac-Fy, Épisode de la vie écossaise

Les traditions et les usages de la chasse n’ont en Écosse aucun rapport avec ceux qui furent longtemps en honneur dans notre vieille France. Les montagnes et les ravins, les fondrières et les marais arrêteraient bien vite la course des chevaux et l’élan d’une meute. La battue dans les vallées boisées, la ruse, la patience et l’adresse quand le chasseur est seul et poursuit le cerf le long de ces escarpemens où le poney trapu qui doit rapporter l’animal peut à peine le suivre, sont les seuls moyens que la nature du terrain permette d’employer.
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