Résumé

Dépot des lois et actes du gouvernement… (1871)

Les événements seuls peuvent le faire, et ils l'ont fait.
L'envahissement des provinces françaises, l'occupation des bureaux de poste par les armées étrangères, le siège de Paris, l'insurrection du 17 mars, ont rendu absolument impossible la présentation des effets de commerce à leur échéance, et la loi de 1870, qui pouvait, dans l'origine, être une erreur de droit, est devenue une vérité de fait sous l'empire de la force majeure, et s'il y a une jurisprudence au monde qui doive s'incliner devant l'empire de la force majeure, c'est assurément et en première ligne la jurisprudence allemande.
Source : Gallica

Dépot des lois et actes du gouvernement… (1871)

Elle ne le supprime pas tout à fait, messieurs, car la force est un fait passager et accidentel : le droit est un principe immuable, il survit à la force et renaît après elle.
Eh bien, aujourd'hui la force majeure a cessé et nous devons rentrer dans les conditions du droit universel qui régit les lettres de change, c'est-à-dire supprimer les prorogations, non pas au regard du débiteur, mais au regard du tiers-porteur, non pas au regard du payement, mais au regard de la présentation.
Source : Gallica

Dépot des lois et actes du gouvernement… (1871)

Vous soutenez toujours les intérêts des débiteurs et jamais ceux des créanciers. Permettezmoi de répondre que je suis bien désintéressé dans la question et si l'observation était juste, elle prouverait que je sais mettre tout intérêt personnel de côté pour ne m'occuper que des intérêts généraux, attendu qu'aussi bien dans la question des loyers que dans celle des effets de commerce, je suis créancier et non pas débiteur.
Source : Gallica

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