Résumé

E. M. Maurice Lemoine La responsabilité des navigateurs aériens à l'égard des tiers à la surface (1935)

En négligeant l'argument mis en avant par les adversaires de l'assurance en tant que seule sûreté possible qui se basait sur la crainte de donner aux assureurs une sorte de monopole pour la garantie, il faut reconnaître que la supériorité de l'assurance sur les autres modes de garantie prévues ne s'impose pas sans réserves. La première qualité à exiger d'une garantie est sa permanence. Pour que l'assurance ait cette qualité, elle doit être astreinte à certaines règles; pour couvrir dans tous les cas, la responsabilité de l'exploitant, il faut qu'elle renlplisse un certain nombre de conditions.
Source : Gallica

E. M. Maurice Lemoine La responsabilité des navigateurs aériens à l'égard des tiers à la surface (1935)

La faute de la victime atténue seulement la responsabilité du gardien. Dans les espèces ayant donné lieu à ces décisions, une seule faute est prouvée : celle de la victime. Cependant, les jugements rendus peuvent s'analyser comme ceux répartissant la responsabilité entre un auteur et une victime, tous deux fautifs. C'est que, si, en fait, la faute du gardien est inconnue et même inexistante, elle est, théoriquement, bien connue et déterminée dans son étendue. C'est elle qui est, en l'absence d'autre faute, cause de tout le dommage.
Source : Gallica

E. M. Maurice Lemoine La responsabilité des navigateurs aériens à l'égard des tiers à la surface (1935)

Et il demandait que soit posée en règle, la libération de la responsabilité de l'exploitant « s'il est démontré que le dommage provient d'un acte étranger à l'exploitation et principalement d'un acte qui n'a pu être empêché. » La responsabilité objective de l'exploitant étant la rançon du risque créé par l'exploitation, elle n'a plus de raison d'être quand il s'agit d'actes étrangers à l'exploitation.
Source : Gallica

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