Résumé

E. Magnan La fièvre typhoïde et les bains froids à Paris… (1883)

Cette action sur la température est cependant constante, ainsi que nous l'avons établi dans la première partie de cette étude et nous ne nous attendions guère à la voir contester (1) . « On croit généralement, dit le savant académicien, que quand on donne un bain froid, on refroidit l'individu, absolument comme on refroidirait un morceau de métal placé dans les mêmes conditions. C'est une erreur grave et il faut tenir compte, lorsque l'on met un homme dans l'eau froide, que l'on a affaire à un corps organisé et non à un corps inerte et qu'il est pourvu d'un centre producteur de chaleur. »
Source : Gallica

E. Magnan La fièvre typhoïde et les bains froids à Paris… (1883)

Par ce qu'il appelle une « opération élémentaire », M. Léon Colin arrive, en effet, à un taux plus rassurant, celui de 14 pour 100; mais, pour ce faire, il est obligé de proclamer que les statistiques officielles françaises sont déplorables, que les médecins militaires français font de très nombreuses erreurs de diagnostic. Il triple la morbidité de la fièvre typhoïde en lui ajoutant celle des fièvres continues : la mortalité restant la même, l'abaissement du taux est assurément très sensible.
Source : Gallica

E. Magnan La fièvre typhoïde et les bains froids à Paris… (1883)

Plus d'anéantissement, plus d'hébétude, la physionomie a retrouvé sa mobilité, l'intelligence est tirée de sa torpeur, le malade devient attentif à ce qui se passe autour de lui. Il est joyeux et répond aux personnes qui l'approchent. Toutes ces modifications sont constantes ; elles se produisent dans tous les cas ; en employant le bain froid, le médecin est en droit de compter sur leur rapide apparition.
Source : Gallica

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