Résumé

Jules Pernet Balnéation tiède dans quelques maladies aiguës de l'enfance (1896)

La grippe infectieuse, par exemple, ne nécessite pas l’usage immédiat des bains. La maladie restant d’ordinaire bénigne chez l’enfant, on peut attendre, mais que des phénomènes d’agitation excessive, de délire continu, de convulsions répétées, comme dans une de nos observations, de diarrhée avec selles involontaires, de bronchite diffuse entraînant la dyspnée, que tous ces accidents se produisent, on tiendra la baignoire prête. Dans la broncho-pneumonie qui présente souvent ces symptômes, il vaut mieux baigner immédiatement.
Source : Gallica

Jules Pernet Balnéation tiède dans quelques maladies aiguës de l'enfance (1896)

Peut-être, suivant M. le docteur Fiessinger, pourrait-on proposer l’explication suivante : par l’excitation exercée sur les nerfs cutanés, les bains tièdes amènent une stimulation du système nerveux, laquelle continue à se manifester pendant tout le cours de la maladie, mais est quand même plus forte à son début : elle se traduit à ce moment par un fonctionnement plus énergique des centres thermiques. Cette élévation de température, qui suit le traitement par les bains tièdes à son début, suit aussi l’usage des bains tièdes chez les individus sains.
Source : Gallica

Jules Pernet Balnéation tiède dans quelques maladies aiguës de l'enfance (1896)

Par nos observations on se rend compte de l’influence manifeste et efficace des bains tièdes dans les affections diverses dont venons de parler. D’accidents dus à la balnéation tiède il n’y en a pas. Jules
Simon (*) accusait jadis les bains tièdes d’étioler les nouveau-nés. Nous n’avons jamais remarque cette action débilitante sur les enfants que nous avons traités. Pour que les bains tièdes produisent les effets salutaires qu’on en attend, il suffit qu’ils ne soient pas donnés trop tardivement.
Source : Gallica

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