Résumé

Essai sur Cyrano de Bergerac et sur son époque (1868)

Et rompre tous les nœuds de mon sang, de ma foi, Pour n'être plus liée à personne qu'à toi.
Chaque instant de ma vie est coupable d'un crime !
Paie au moins tant de sang du sang d'une victime !
Je n'en brûle de soif qu'afin de te sauver Du bras qu'à ton malheur ce sang fera lever.
Ose donc, ou permets, quand on joindra notre âme, Que je sois ton mari, si tu n'es que ma femme.
Le cauteleux Séjan calme son ressentiment en prétendant qu'il est plus urgent de se débarrasser d'abord de Tibère, et qu'on se défera plus facilement ensuite d'Agrippine.
Source : Gallica

Essai sur Cyrano de Bergerac et sur son époque (1868)

Mon sang avec le tien ne fera qu'une source, Dont les ruisseaux de feu, par un reflux commun, Pêle-mêle assemblés et confondus en un, Se joindront chez les morts d'une ardeur si commune, Que la Parque y prendra nos deux âmes en une.
Mais Agrippine vient; ses redoutables yeux, Ainsi que de ton cœur, me chassent de ces lieux.
Les vœux de l'implacable Agrippine vont être satisfaits. Séjan va mourir; elle vient jouir de sa vengeance et la savourer avec une volupté cruelle.
AGRIPPINE.
Je voulais, Séjanus, quand tu t'offris à moi, T'égorger par Tibère et Tibère par toi
Source : Gallica

Essai sur Cyrano de Bergerac et sur son époque (1868)

Accordez-lui le goût que lui auraient accordé l'âge et la réflexion, et Bergerac, vieilli do quinze ans, sera un des écrivains les plus remarquables de son siècle. Tenez-lui compte, au moins, de ce qu'il a fait. Serait-ce un homme si méprisable que celui qui a donné le Gilles à la farce, dans Pasquier; le Scapin à la comédie, dans Corbineli; le paysan, dans Mathieu Gareau; des scènes charmantes à Molière, des types à La Fontaine, et quelquefois, dans de belles scènes d'Agrippine, un digne rival de Corneille? Vous savez déjà ce que lui doivent Fontenelle, Swift et Voltaire.
Source : Gallica

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