Résumé

Essais et Notices, 1864/01

“ Mais, sans contester la valeur reconnue de M. Gautier comme écrivain, nous avons le droit de la mesurer. Surtout lorsqu’il s’agit d’un roman, c’est-à-dire d’une œuvre essentiellement humaine, nous devons défendre la part du sentiment et réduire à leurs justes proportions les accessoires dont l’auteur abuse en négligeant le cœur, la pensée, tout ce qui est pour nous la moelle et comme le principe vital de l’art. La force du talent peut s’attester chez un écrivain ou par l’affirmation plus hardie et le développement croissant d’un génie original, ou par le phénomène d’un renouvellement complet. ”
Source : Wikisource

Essais et Notices, 1864/01

“ Si M. Gautier, devenu le roi débonnaire d’une petite école, s’accommode des louanges de ces dangereux disciples, qu’il ne se réclame pas du romantisme. Il ne peut se couvrir de ce nom pour repousser la critique : le cœur du romantisme lui est demeuré fermé. Et comment y aurait-il pénétré ? Le goût du burlesque est, après l’amour de la couleur et de la forme, l’unique sentiment qui domine chez lui ; mais ce qui l’emporte, c’est l’effet plastique. Architecture, sculpture, peinture, gravure, tous les arts doivent se retrouver dans ses œuvres construites, fouillées, adornées pour le mieux. ”
Source : Wikisource

Essais et Notices, 1864/01

“ « Chacun des chapitres de son livre est un chef-d’œuvre de simplicité. On n’y trouve jamais une description oiseuse ; il ne s’amuse pas à nous expliquer les meubles et les parures en style d’antiquaire. Ce qu’il lui faut, ce qu’il sait créer, ce qu’il nous montre, c’est un ensemble de figures vivantes, énergiques, qui se meuvent hardiment selon les lois de la vraisemblance et de la raison. » Tel n’est pas le roman de M. Gautier ; la réalité oiseuse, la vaine archéologie y débordent. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature