Résumé

Eugène de Lonlay Poésies du marquis Eugène de Lonlay… (1870)

Et puisque notre âge Ne vit que d'amours, Aimons-nous toujours, Toujours davantage, Aimons-nous toujours!
RONDE
LA jeunesse est une onde Qu'on ne boit qu'un seul jour; Pour danser à la ronde, Accourez, brune et blonde, A l'appel de l'amour.
Croyez-moi, chères belles Aimez sans hésiter; Semblable aux hirondelles, Le plaisir a des ailes Dont il faut profiter.
Jouissez donc de l'âge Qui sourit à vos vœux; Quand l'aube est sans nuage La vie est un voyage Qu'on ne fait bien qu'à deux.
Source : Gallica

Eugène de Lonlay Poésies du marquis Eugène de Lonlay… (1870)

Sur terre, où nous passons comme en pèlerinages, Sans vous notre existence est un bien sans valeur, Une course sans but, un désert sans mirages, Un réveil sans soleil, un foyer sans chaleur.
Puisque par le printemps votre vue est ravie, Faites pleuvoir sur vous les fleurs des églantiers; Profitez des rayons du printemps de la vie, Tandis que la rosée étoile vos sentiers.
Jolis petits enfants au sourire candide, Derniers prismes du cœur dont mes yeux sont charmés J'aime à voir tournoyer votre ronde rapide Autour de mes vieux ans par l'hiver alarmés.
Source : Gallica

Eugène de Lonlay Poésies du marquis Eugène de Lonlay… (1870)

Jouissons des premiers beaux jours Que le réveil de mai nous donne De sa splendeur qui nous étonne Sans crainte profitons toujours.
Puisque la vie est un mirage, Imitant l'exemple du sage, 0 temps ! sans savoir où tu cours, Jouissons des premiers beaux jours.
Le soleil a mis tout en sève : La feuille à l'écorce s'unit; L'oiseau roucoule sur son nid Un chant qui jamais ne s'achève; De l'aube le sol boit les pleurs; Fière de ses premières fleurs, Chaque tige vers Dieu s'élève; Le soleil a mis tout en sève.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature