Résumé

Portrait de Ferdinand Bac Ferdinand Bac Théodore Körner et la Prusse - La fin du Parnasse

Comme la Prusse se réclamait chaque jour davantage du peuple Spartiate, elle disait qu’à la patrie un nouveau Tyrtée était né en Théodore Körner.
Son exaspération contre les Français ne lui suffit pas. Il se retourne en même temps contre ses propres compatriotes, les Allemands du Centre et du Sud et les traite de lâches, de misérables traîtres et laquais sans honneur et sans âme, qui se cachent derrière leurs poêles et se bouchent les oreilles. « Quand viendra l’heure de notre mort sublime, vous crèverez s’écrie-t-il, en tremblant sous vos édredons. »
Source : Wikisource

Portrait de Ferdinand Bac Ferdinand Bac Théodore Körner et la Prusse - La fin du Parnasse

C’est la période la plus violente du poète de la délivrance. Il était de ces êtres privilégiés par maints dons de la nature et prédestinés à salir sans cesse leur propre bien. Ils souillent ce qu’ils ont édifié. On part pour les aimer et ils sèment la haine. On veut les respecter et ils engendrent le mépris. Tel serait le sentiment de l’Allemagne elle-même envers son dieu, le barde Théodore Körner, si la raison d’État ne lui commandait point d’oublier toutes ses défaillances et de couvrir toutes ses tares.
Source : Wikisource

Portrait de Ferdinand Bac Ferdinand Bac Théodore Körner et la Prusse - La fin du Parnasse

Cette atmosphère de sensibilité et d’épicurisme dans l’insouciance, tantôt romantique, tantôt philistine de la vieille Allemagne, on ne pourrait la concevoir sans le marrainage des grâces françaises. Tant que cette Allemagne-là, tout en conservant son caractère propre, vécut sous le charme spirituel de la France, elle demeura aimable et inoffensive. La douceur des mœurs latines avait filtré dans la société. La Prusse seule, avec sa violente individualité, pouvait détruire ces influences.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature