Ferdinand Calvet-Rogniat

Résumé

Ferdinand Calvet-Rogniat Crémieu ancien et moderne (1848)

Au point de vue industriel, le sort de Crémieu n'a pas été plus heureux. Son industrie qui se divisait en deux branches, la fabrication des toiles et celle des étoffes de laine, ne vit plus aujourd'hui qu'à l'état de souvenir. C'est tout au plus
s'il existe encore dans les quartiers les plus reculés de cette ville une cinquantaine de métiers, derniers débris d'une splendeur industrielle déchue.
Source : Gallica

Ferdinand Calvet-Rogniat Crémieu ancien et moderne (1848)

La ville de Crémieu qui elle aussi souffrait des horreurs de la famine, dut, dans l'intérêt de ses habitants, repousser de ses murs ces bandes affamées qui chaque jour se présentaient plus nombreuses et plus menaçantes devant ses portes. Ces malheureux, errant ainsi sans pain et sans asile, réduits, chose affreuse à raconter, à brouter l'herbe des champs, mouraient de faim et tombaient par centaines sur les routes et dans les champs que leurs bras avaient essayé en vain de fertiliser.
Source : Gallica

Ferdinand Calvet-Rogniat Crémieu ancien et moderne (1848)

C'était dans ce chauffoir
public qu'ils s'occupaient, les uns, les hommes, à carder la laine; les autres, les femmes, à préparer et à filer le chanvre employé dans la fabrication des toiles, alors l'industrie principale et la principale richesse de Crémieu. La galerie répondait aux mêmes besoins et réunissait en été les pauvres qui, comme ils le pratiquaient en hiver, dans le chauffoir public, s'occupaient en commun, trouvant ainsi, dans le travail de leurs mains,
des moyens d'existence pour eux et leurs familles.
Source : Gallica

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