Résumé

G. Boyer Contribution à l'histoire juridique de la première dynastie babylonienne (1929)

La nature contractuelle du bail à ferme ou à loyer en droit babylonien, n'est pas discutée, au contraire de celle de la vente. Il est même probable que le bail est un contrat consensuel et que l'entrée en jouissance du preneur, non plus que le paiement du loyer, ne sont nécessaires pour que la convention engendre des obligations juridiquement efficaces. C'est, du moins, la conclusion qu'on peut déduire de textes comme W. 9 H. Ges. VI 1669, dans lesquels il est expressément indiqué que l'entrée en jouissance et le paiement des loyers auront lieu postérieurement à la rédaction de l'acte.
Source : Gallica

G. Boyer Contribution à l'histoire juridique de la première dynastie babylonienne (1929)

Une théorie soutenue par Fehr 1, et admise tout d'abord, non sans de sérieuses réserves par Koschaker 2, a voulu retrouver dans le Code d'Hammourabi une règle de l'ancien droit germanique, la règle Hand wahre Hand. Le propriétaire qui s'est volontairement dessaisi de sa chose, ne peut, pour la recouvrer, agir que par une action personnelle contre celui à qui la chose a été remise. Il perd tout droit à intenter l'action en revendication à l'encontre des tiers, chez lesquels la chose pourra être trouvée.
Source : Gallica

G. Boyer Contribution à l'histoire juridique de la première dynastie babylonienne (1929)

La deuxième fiction, celle du prêt consenti par le palais à Sep-Sin, devient inadmissible. Au surplus, elle aurait été entièrement inutile.
Même en admettant avec Koschaker et San Nicolb que la vente, contrat consensuel, ait été ignorée à l'époque où fut rédigé notre texte, on est obligé de reconnaître qu'il existait tout au moins une vente, contrat réel, dans laquelle la livraison des marchandises créait, à la charge de l'acheteur, l'obligation de payer le prix. Cette opinion est d'ailleurs professée par Koschaker lui-même 2.
Source : Gallica

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