Résumé

G. Puyboyer Articles publiés dans le "Libéral du Centre" en 1869… (1871)

«Votez pour M. Noualhier, a dit un maire gentleman, qui se connaît en chevaux sans doute mieux qu'en politique, il est l'ami du gouvernement. Il faut être bien avec celui qui tient la queue de la poële ; c'est le meilleur moyen de manger sa part de la friture. » Hélas ! ce maire exprime ingénument ce que beaucoup n'osent pas dire. Combien de gens, en effet, considèrent la France comme une proie et n'ont d'autre souci que d'avoir une large part de la curée.
C'est par de tels moyens que l'administration espère réunir sur la tête des candidats les voix des électeurs indépendants.
Source : Gallica

G. Puyboyer Articles publiés dans le "Libéral du Centre" en 1869… (1871)

Non, répondis-je : je hais la révolution ; je déteste toutes les formes de la violence. Je veux que la France conserve l'empereur, et développe toutes ses libertés. Si je pensais autrement, je ne consentirais à me présenter ni pour ni contre le gouvernement, car je crois qu'un serment est un serment, et que le candidat qui a juré fidélité à l'empereur ne peut être que dynastique ou parjure !
Source : Gallica

G. Puyboyer Articles publiés dans le "Libéral du Centre" en 1869… (1871)

Pour bien des gens le maire est demi-Dieu, le sous-préfet Dieu, le préfet Dieu et demi. Qu'il s'agisse du chemin, — les chemins sont aujourd'hui une vraie manne électorale, — d'un aqueduc, d'un alignement, d'une plantation, d'un bureau de tabac, d'une demande de secours, d'un dégrèvement d'impôts, en un mot d'une permission ou d'une réclamation quelconque, c'est à eux qu'il faut s'adresser ; devant la plupart, nous sommes par nos votes divisés en deux catégories : les amis et les ennemis du gouvernement, et avec les ennemis on ne se gêne pas.
Source : Gallica

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