Georges Courteline

Georges Courteline

Résumé

Portrait de Georges Courteline Georges Courteline L’Illustre Piégelé

Je me vis costumé en vespasienne, et l’évoqué dégradant d’une semblable mascarade me jeta au violent soubresaut d’un monsieur qui reçoit une claque ; mais Legourdo ayant rectifié le tir et dissipé la confusion dont je venais d’être victime, je sentis, comme Ange Pitou dans la Fille de Mme Angot, mon cœur renaître à l’espérance. Il s’ouvrit tout grand à l’orgueil lorsque mon interlocuteur, d’un simple et combien éloquent : « Vous apparaissez par une trappe », eut fait flamboyer à mes yeux la torche des gloires assurées.
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Portrait de Georges Courteline Georges Courteline L’Illustre Piégelé

Ma roue de devant se conduisait bien un peu à la manière d’une femme saoule, hésitante de la route à suivre, opérant de brusques conversions tantôt à droite, tantôt à gauche, qui m’eussent inévitablement précipité à bas de ma selle, n’eût été la main tutélaire de l’excellent Tristan Bernard ; n’importe ! la conscience où j’étais des progrès, déjà accomplis décuplait mon énergie, et ma confiance puisait des forces toujours nouvelles en ma certitude désormais absolue de ne plus courir aucun péril.
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Portrait de Georges Courteline Georges Courteline L’Illustre Piégelé

Quoi ! tout de noir et d’or vêtu, j’apparaîtrais par une trappe ?... Somptueux et majestueux, lentement, je surgirais au-dessus du plancher de la scène comme une manière de soleil au-dessus d’une espèce d’océan ?... et ceci dans l’éblouissement d’un jet de lumière électrique ?... Ne doutant pas que, dans ces conditions, je dusse faire sur l’esprit de la petite Machinchouette une impression favorable, je n’avais plus à hésiter.
— Eh bien ! c’est entendu, dis-je à Legourdo ; vous pouvez compter sur moi. À l’heure dite je serai ici.
II
Et à l’heure dite, je fus là.
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