Henri Baraude

Résumé

Henri Baraude Au pays de Jocelyn (1945)

Ou bien, un amour véritable a-t-il jeté les deux jeunes gens dans les bras l'un de l'autre ? On ne peut faire que des suppositions.
On doit certainement penser, dans tous les cas, à des complicités. Comment, sans elles, expliquer que le Comte a tout ignoré du drame ? Enfin comment les coupables ont-ils pu sans elles dissimuler le fruit de la faute ?
Il y eut un enfant, qui naquit on ne sait où, un fils. Cet enfant n'a pu naître ni à Pierreclos, ni à Bussières, ni à Mâcon sous les yeux du Comte. Peut-être à Bourg, chez Zorime de Serrezin, ou clandestinement à Lyon.
Source : Gallica

Henri Baraude Au pays de Jocelyn (1945)

Destre, qui écrit d'une façon suppliante et déplorablement maladroite au vicaire général l'abbé Faraud, curé de Saint-Vincent, a été chapitré par Dumont. La chose ne fait aucun doute. Qu'on ne tracasse pas ce garçon, qu'on n'aie pas l'air surtout de lui donner des ordres. Dumont ira lui-même rendre visite à son évêque de temps à autre et lui porter (le mot est délicieux) ses regrets. Ce malheureux Destre, que le caractère de Dumont épouvante, insiste, toute discrétion perdue. « Il faut que je puisse lui dire qu'il n'aura affaire qu'à Monseigneur l'Evêque et à moi ».
Source : Gallica

Henri Baraude Au pays de Jocelyn (1945)

A la dernière audience du juge de paix, qui s'est tenue à Roche- Vineuse, le ci-devant abbé Dumont de Bussières, homme d'affaires de Monseigneur de Pierreclos, a eu avec le républicain Dumont de Pierreclos une très grande dispute à l'audience même, au sujet de la révolution. L'abbé disait, entre autres gentillesses, qu'il n'y avait pas assez de chanvre pour pendre tous les patriotes de 89, les jacobins, les dénonciateurs, les mathevons ; qu'il se faisait honneur d'être muscadin, qu'il serait bien reçu à Lyon, qu'il irait pour assassiner les gens de 89.
Source : Gallica

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