Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud

Résumé

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Géraldine, par Mme Charles Reybaud… (1845)

Son coeur battit avec violence; elle se tut ; car l'altération de sa voix l'aurait trahie.
—Que faites-vous! dit madame de Brasci, ne donnez donc rien à ce mendiant; je ne sais comment il a eu l'audace de s'introduire ici ; ces gens-là pénètrent partout.
— Oh, mon Dieu ! dit Géraldine, ce malheureux est bien excusable; il a pensé que dans ce lieu où tout le monde est si riche, si heureux, l'on aurait pitié de son malheur et de sa misère.
Source : Gallica

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Géraldine, par Mme Charles Reybaud… (1845)

Géraldine, le visage baigné de larmes,
— 321 —
se jeta à genoux et dit cette prière qu'elle avait apprise dans la bible de sa mère : « La vie de l'homme est courte et pleine d'ennui : il nait comme une fleur, puis il est coupé ; et il s'enfuit comme une ombre qui ne s'arrête point.
« Au milieu de la vie, nous sommes dans la mort
« O Dieu saint! ô Seigneur tout puissant, oh ! miséricordieux Sauveur, ne nous livre point aux douleurs de la mort éternelle'.... Juge souverain et éternel, ne nous sépare point de toi!..»
Source : Gallica

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Géraldine, par Mme Charles Reybaud… (1845)

Une éducation simple et sévère l'avait préparée à un autre genre de vie et elle demeura complètement isolée au milieu de celle société, où elle était un objet de curiosité plutôt que d'intérêt.
Bien qu'on évitât de parler en présence de Géraldine des événements qui signalaient chaque jour la terrible insurrection dont elle avait vu les premières scènes, elle comprenait qu'on n'en avait pas fini avec les révoltés, comme le disait devant elle madame de Brasci et qu'on était dans de grandes inquiétudes sur l'issue de cette guerre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature