Hérondas

Hérondas

Résumé

Portrait de Hérondas Hérondas Mimes

Voyons, Thalès, tu es amoureux de Myrtalé, n’est-ce pas ? il n’y a pas de mal, moi j’aime le pain : donne l’un, tu auras l’autre ; ou si, par Zeus, le désir te travaille, mets l’argent dans la main de Battaros, prends ton bien et uses-en comme il te plaira. C’est ton droit. Voilà pour Thalès. Vous, citoyens, puisqu’il n’y a pas de témoins, jugez la cause en conscience. Demande-t-il à interroger les esclaves, je m’offre aussi à la question ; prends-moi, Thalès, torture-moi, mais que la somme soit déposée tout d’abord.
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Portrait de Hérondas Hérondas Mimes

BITINNAPyrrhias) . Que fais-tu là sans bouger, à ouvrir de grands yeux ? Vas-tu le conduire où je te dis, oui ou non ? Kudilla, tourne le museau de ce vaurien du côté où il doit aller [5] . Toi, Drachon, suis-le, s’il se décide à marcher. Esclave, donne une guenille à ce misérable pour qu’il cache son membre infâme et qu’on ne le voie pas traverser la place tout nu. Encore une fois, Pyrrhias, tu m’entends bien : dis à Hermon de lui appliquer mille coups d’un côté et mille coups de l’autre. Est-ce compris ? Si tu bronches d’une syllabe, tu paieras, toi-même, capital et intérêts.
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Portrait de Hérondas Hérondas Mimes

L’intérêt de ce mime est plutôt dans la composition, dans l’habile ménagement des effets, que dans la peinture des mœurs ou des sentiments. Avant de parler au nom de Grullos, l’entremetteuse ne semble donner à la jeune femme que des conseils désintéressés ; elle lui rappelle maint proverbe, maint sage dicton : « La vieillesse vient à notre insu ». « Après le beau temps, l’orage. » C’est bien ainsi, notons-le, que doit parler notre vieille : le peuple a toujours aimé les proverbes, et les femmes qui font le métier de Gullis n’ont pas de meilleur moyen de couvrir leur morale équivoque.
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