Résumé

Jean François Faucher Question d'hygiène et de salubrité des prisons… (1853)

Qu'on laisse aux travaux industriels les ouvrières en couture, les femmes des villes dites ménagères; mais que l'on rende à la culture toutes les journalières, habituées aux rudes travaux des champs.
Enfin, que dans une maison centrale, chacun y retrouve autant que possible la profession pour laquelle il était né, et dans laquelle il doit mourir.
Surtout qu'on n'oublie pas que chez les peuples modernes, l'agriculture doit être, comme chez les anciens peuples, comme elle est encore chez les Chinois, la première profession.
Source : Gallica

Jean François Faucher Question d'hygiène et de salubrité des prisons… (1853)

Certes, on ne peut se dissimuler que la mission d'un directeur de maison centrale ne soit grave, car elle ne se borne pas à des détails bureaucratiques et administratifs plus ou moins multipliés, à des précautions et des mesures de police et de surveillance plus ou moins, bien établies et exécutées. Son rôle est plus grand, sa position plus haute, et ses devoirs plus difficiles ; il faut être à la fois administrateur, agriculteur et moralisateur.
Source : Gallica

Jean François Faucher Question d'hygiène et de salubrité des prisons… (1853)

En citant le système cellulaire américain d'Auburn et de Philadelphie, je suis loin de m'élever contre le système cellulaire comme on l'entend en France, c'est-à-dire avec travail ; car le travail est de toute nécessité pour les criminels endurcis et pour les incorrigibles. Il est indispensable pour les prisonniers qui ont la ferme résolution de revenir au bien, si leur peine doit s'expier dans les ateliers en commun ; il faut par ce moyen éviter les connaissances et les reconnaissances.
Dans ce système, la loi du silence n'est même observée que pour les rapports entre les détenus.
Source : Gallica

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