Résumé

Joseph de Barral La Bastie Conjuration des Espagnols contre la république de Venise… (1820)

Le marquis, qui n'attendait pas d'autre réponse, ne fut point surpris d'en recevoir une si froide; il ne songea plus qu'à disposer son dessein, en sorte qu'il pût s'assurer d'être avoué.
Il n'y eut jamais de monarchie si absolue dans le monde, que l'empire avec lequel le Sénat de Venise gouverne cette République. On y fait une différence infinie,
jusque dans les moindres choses, entre les nobles et ceux qui ne le sont pas.
Source : Gallica

Joseph de Barral La Bastie Conjuration des Espagnols contre la république de Venise… (1820)

Il est impossible que tous les différens moyens qui peuvent contribuer au bon
succès, se trouvent dans le même temps en état de servir : les premiers changent de face, pendant que les autres se préparent; et quand on est une fois assez heureux pour en pouvoir joindre ensemble un nombre suffisant, c'est une faute capitale de laisser passer le point fatal d'une conjoncture si précieuse.
Il était d'une importance extrême pour l'honneur de la couronne d'Espagne que son ambassadeur ne pût être convaincu d'avoir eu part à l'entreprise si elle manquait.
Source : Gallica

Joseph de Barral La Bastie Conjuration des Espagnols contre la république de Venise… (1820)

Les armées l'avaient épuisée d'armes, et plus encore d'hommes capables de les porter. Comme la flotte n'avait jamais été si belle, jamais le Sénat ne s'était cru si redoutable et ne craignit moins. Cependant cette flotte invincible ne pouvait presque s'éloigner de la côte d'Istrie, qui était le siège de la guerre. L'armée de terre n'était pas plus proche, et il n'y avait rien à Venise qui pût s'opposer à une descente de l'armée navale d'Espagne. Pour rendre cette descente plus sûre, le marquis de Bedmar voulait s'emparer des postes principaux, comme la place de Saint-Marc et l'arsenal
Source : Gallica

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