Résumé

Jérôme Hyacinthe Penhoat,  Journal des marches de la 2e division d'infanterie du 18e corps (1873)

“ Toujours en arrière-garde, la division devait s'éclairer avec soin tout autour d'elle et s'attendre à chaque instant à quelque surprise.
Avant d'arriver aux Aix, vers huit heures du matin, elle se heurta de nouveau contre la réserve d'artillerie, contre mille détachements venus de tous côtés ; aussi, quoique n'ayant à parcourir que quelques kilomètres, n'arriva-telle qu'à une heure dans ses bivouacs.
Il est fort heureux que pas un ennemi n'ait fait opposition à sa marche, car avec toutes les causes de désodre trouvées sur sa route, elle eût combattu trop désavantageusement.
”
Source : Gallica

Jérôme Hyacinthe Penhoat,  Journal des marches de la 2e division d'infanterie du 18e corps (1873)

“ Partie le matin des Aix-d'Angillon, la division se rapprocha de Bourges et vint se former en bataille, à cheval sur la route de St-Martin à Bourges, faisant face au Nord.
Le quartier général se plaça au château de St-Georges.
La marche avait été courte, la température s'adoucissait, mais la terre encore couverte de neige commençait à se transformer en une boue épaisse.
Des hommes débandés appartenant à tous les corps s'étaient répandus en grand nombre dans la campagne, tirant de tous côtés sur le gibier, dissipant les munitions et répandant l'inquiétude par leurs fusillades répétées.
”
Source : Gallica

Jérôme Hyacinthe Penhoat,  Journal des marches de la 2e division d'infanterie du 18e corps (1873)

“ Des soldats suisses, placés auprès de la maison de la Douane, arrêtaient chaque soldat qui devait jeter ses armes et ses munitions; les officiers gardaient les leurs.
Toute la nuit dura ce lugubre défilé que n'oublieront jamais ceux qui y ont assisté.
Les troupes de la 2e division s'étaient arrêtées auprès du village de Verriéres-de-Joux, qui forme la limite extrême de la frontière de France, et bivouaquaient péniblement, en attendant leur tour. Il arriva à quatre heures du matin, et les régiments, bien diminués, il est vrai,
mais encore fermes, commencèrent leur triste passage.
”
Source : Gallica

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