Résumé

Le Premier Cartulaire de l’abbaye cistercienne de Pontigny

C’est bien souvent un lieu commun, lorsque l’on étudie le fonds d’une abbaye, de dire qu’il est l’un des plus riches du pays dans lequel elle a été fondée. Mais dans le cas de Pontigny nous ne sommes guère éloignés de la réalité : ses archives, en effet, sont les plus importantes du diocèse d’Auxerre après celles de l’abbaye de Saint-Germain. La richesse de son fonds provient, tout d’abord, du grand nombre de pièces qui sont parvenues jusqu’à nous plus de huit mille documents dont deux mille parchemins et six mille cartons.
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Le Premier Cartulaire de l’abbaye cistercienne de Pontigny

Cependant l’essentiel de la richesse de Pontigny au xiiie siècle provient des rentes : à elles seules elles représentent les trois quarts des dons pendant cette période. L’abbaye en acheta fort peu, puisque le cartulaire ne nous en offre que deux exemples [23] .
Ces rentes sont toutes des rentes constituées. Elles peuvent être en nature et être assises sur toutes sortes de revenus : dîmes, péages, tierces, cens ou coutumes. Les rentes en nature, qui sont le plus souvent en grain et plus rarement en vin, ne représentent qu’un tiers de toutes les donations de rente.
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Le Premier Cartulaire de l’abbaye cistercienne de Pontigny

À côté de la grande personnalité des premiers abbés de Pontigny, de la générosité des seigneurs du voisinage et de la protection des rois de France, un autre événement allait accroître sa célébrité et, par là même, consolider sa puissance et sa fortune tout au long du xiiie siècle : ce fut le rôle que joua l’abbaye dans la querelle qui opposa les archevêques de Cantorbéry aux rois d’Angleterre. En effet en 1164 Thomas Becket, en pleine lutte contre Henri II, demanda asile aux moines de Pontigny et vint s’y réfugier [10] .
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