Résumé

Ligue Marseillaise de Protestation contre l'augmentation des droits sur les blés… (1885)

On a dit ceci : le prix du blé ne constitue pas à lui tout seul le prix de revient du pain ; par conséquent une hausse de 3 francs sur le blé, n'amènera pas, forcément, une hausse de 3 francs sur le pain. Mais de ce que des éléments autres que le prix du blé concourent pour constituer le prix de revient du pain, en résulte-t-il que le renchérissement du prix de la matière première, c'est-à-dire du blé, et par suite de la farine, n'occasionnera pas, au moins dans la même proportion, le renchérissement du prix du pain.
Source : Gallica

Ligue Marseillaise de Protestation contre l'augmentation des droits sur les blés… (1885)

Cette incertitude jette le marasme ; la confiance disparaît, et, cette disparition amène d'une manière inévitable sinon la ruine, du moins une diminution considérable de la richesse nationale due au commerce, à l'industrie et à l'agriculture, celle-ci, en effet, est intimement liée au commerce et à l'industrie, elle en est le corollaire ; que l'on protège l'agriculture, si elle est réellement menacée, mais si on ne veut pas arriver à un effondrement général, que l'on se garde de le faire au détriment du commerce et de l'industrie.
Source : Gallica

Ligue Marseillaise de Protestation contre l'augmentation des droits sur les blés… (1885)

Le but que la loi sur la surtaxe des céréales veut atteindre, est celui-ci, protéger l'agriculture. Or, dans ses applications, elle frappe justement ce qu'elle veut défendre. En effet, l'amidonnerie qui emploie environ 12 millions de kilogrammes de blé par an, produit des résidus de fabrication, appelés drèches, constituant une alimentation saine et à bon marché, que les agriculteurs recherchent pour la nourriture des vaches à lait et généralement pour l'engrais du bétail.
Source : Gallica

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