Louis-Augustin-François Cauchois Lemaire

Résumé

Louis-Augustin-François Cauchois Lemaire Lettre à M. Bellart, procureur général… (1822)

Le jury, se rappellant encore le brillant éloge que vous faisiez, dans vos beaux jours, des lumières et de la philosophie, ne se regardera point comme un tribunal érigé contre la civilisation, à laquelle peutêtre chaque membre qui le compose est redevable de ce qu'il est; et si la gaîté française s'est emparée du parallèle bizarre entre l'embonpoint des corps et celui des sociétés, l'humanité du jury frémira du remède qu'on veut apporter à cet excès d'embonpoint; et ce cri universel, qu'avec un peu de prévoyance vous répéteriez aussi, retentira jusqu'à son coeur : plus de victimes politiques!
Source : Gallica

Louis-Augustin-François Cauchois Lemaire Lettre à M. Bellart, procureur général… (1822)

Ces bienfaiteurs du genre humain n'en furent que les corrupteurs; ces grands hommes, disent leurs successeurs, ont conduit à sa perte la société qu'ils pensaient diriger vers son but véritable; et tous ces prétendus germes de vie, de force, d'activité, de prospérité ne sont que des poisons lents qui ont miné, dévoré le corps social, et qui le menacent de dissolution si l'on ne se hâte de remédier à un aussi grand mal, et si le fer ne tranche dans le vif de la civilisation.
Source : Gallica

Louis-Augustin-François Cauchois Lemaire Lettre à M. Bellart, procureur général… (1822)

Cela est vrai, surtout en France, où la révolution a créé tous les élémens d'ordre et de tranquillité ; et où l'on ne s'irrite que d'une chose ; c'est de ne pouvoir goûter en repos les bienfaits de cette révolution ; cela est vrai en Europe dont presque tous les états, mus par les mêmes besoins, veulent parvenir au point où la France est arrivée une fois, et où ils arriveront à leur tour pour s'y fixer et s'y développer en paix, si une fausse politique ne vient point les rendre à leurs premières oscillations.
Source : Gallica

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