Louis Jourdan,
Le conspirateur de la Loire
(1872)
“ Un ricanement semblable aux sourds grognements d'un bouledogue arrêta Raoul dans son élan contre son adversaire. Celui-ci venait d'allonger une longue épée, et d'un ton ironique, il s'adressa au conspirateur. — Allons, messire le Savoyard, vous avez la tête chaude, mais l'intelligence pas assez développée pour conduire à bout une affaire gigantesque. Votre vivacité ne me laisse plus rien à craindre : vous ne me brûlerez pas la cervelle ; l'explosion d'une arme vous attirerait sur les bras toute une patrouille, et nul doute ensuite qu'on ne vous expédiât en l'autre monde. ”
