Résumé

Jacques Soyer Les voies antiques de l'Orléanais… (1971)

Nous verrons qu'en Sologne, où la pierre est très rare, la voie d'Orléans à Bourges n'était pavée que dans les agglomérations importantes. Dans cette région argileuse et sablonneuse, il est très difficile de suivre le tracé des voies romaines.
1. Parce que des voies romaines passent en Sologne sur des chaussées de nombreux étangs, certains érudits en ont conclu à la haute antiquité de ces étangs. Le raisonnement est faux ; c'est tout le contraire qui est la vérité. Il faut dire qu'au moyen âge on s'est souvent servi des voies antiques comme chaussées d'étang.
Source : Gallica

Jacques Soyer Les voies antiques de l'Orléanais… (1971)

Au XVIIe siècle, la route de Châteaudun était appelée « grand chemin à aller d'Orléans à Chasteaudun1 ». On la nomme encore parfois « ancien chemin du Mans à Orléans2 », parce que de Châteaudun elle conduisait au Mans en passant par Vibraye (Vicus Brigiae) 3, localité située à un point où la voie antique traversait la Braye (Brigia) , affluent du Loir, et où elle est connue sous le vocable de « chemin de César ».
On remarquera, sur le territoire de la commune d'Ormes (Loiret) , le hameau de Gourville, dont le nom rappelle une colonie militaire et agricole de Goths (* Gothorum Villa)
Source : Gallica

Jacques Soyer Les voies antiques de l'Orléanais… (1971)

En dépit de l'opinion du savant géographe, on peut affirmer que la philologie celtique et l'archéologie permettent de reconnaître le tracé des voies gauloises, tracé que les ingénieurs romains ou gallo-romains ont généralement suivi : ainsi le nom de Chabris (Carobrivae = les ponts du Cher) indique bien qu'avant la conquête la voie d'Orléans à Limoges passait à cet endroit sur le Cher, comme y passèrent plus tard la voie romaine et la voie française.
Source : Gallica

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