Théophile Cochard

Résumé

Théophile Cochard L'Invasion prussienne de 1870.… (1871)

La guerre a des nécessités qu'on ne peut méconnaître. La première de toutes est d'arriver à se ravitailler et à s'équiper. Mais, si impérieuse qu'elle soit, cette nécessité cède le pas, cependant, aux principes qui sont la base de la civilisation des peuples. Ainsi, quand la réquisition porte sur autre chose que la nourriture et l'habillement du soldat,
et quand l'amende est le résultat d'un caprice du vainqueur, il n'y a plus là qu'un odieux abus de la force, contre lequel la justice, foulée aux pieds, a le droit et le devoir de protester tout haut et sans cesse.
Source : Gallica

Théophile Cochard L'Invasion prussienne de 1870.… (1871)

Mais le génie, la hardiesse, la résolution manquaient à la France, à cette heure suprême; la crainte de revers effroyables, obsédait nos généraux, comme un enchantement menaçant. Ayant échoué dans sa tâche d'entourer et de détruire l'ennemi, d'Aurelles s'abstenait même de poursuivre son succès, et, au lieu de marcher immédiatement sur Paris, il se rabattait sur Artenay et Orléans, pour y attendre des renforts et y former un camp retranché, à l'abri de la forêt.
Source : Gallica

Théophile Cochard L'Invasion prussienne de 1870.… (1871)

Beaucoup peuvent se glorifier, comme saint Paul, d'avoir supporté le froid, la faim, pour le service des âmes, et il en est qui pourraient ajouter .qu'ils leur sont demeurés fidèles jusqu'à la prison, jusqu'à l'effusion de leur sang, jusqu'à la mort qu'ils ont vue de si près. Les populations, les soldats, qui les ont vus à l'œuvre, devant l'ennemi, sur les champs de bataille, dans les ambulances, écoutant toutes les douleurs, essuyant toutes les larmes, entre-mêlant aux consolations de la foi les accents émus du plus pur patriotisme, ne nous démentiront pas.
Source : Gallica

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