Louis Veuillot,
Les odeurs de Paris
(1867)
“ BÉTINET, VENGEUR DES LETTRES. Un jeune homme de lettres entrepend de prouver que la mauvaise littérature n'a aucune action sur les mœurs, ou plutôt qu'il n'y a point, quant à la morale, de bonne ni de mauvaise littérature. - Ce n'est point sa cause qu'il plaide, rendons lui cette justice! On n'a jamais entendu dire que sa littérature ait fait le moindre mal, et quoiqu'il écrive depuis quelque temps déjà, il est innocent comme l'enfant qui vient de naître. J'ai bien le pressentiment qu'il mourra dans cette innocence, enveloppé des feuilles où il a vu le jour. ”
