“ Je me souviens d’avoir contristé naguère un auditoire sportif en disant que si la métempsychose existe et que, par elle, je me trouve ramené dans cent ans à l’existence, on me verrait peut-être employer mon effort à détruire ce que dans mon existence actuelle, j’avais travaillé à édifier. ”
Métempsychose
Définition et enjeux
Citations sur “métempsychose”
Joseph-Émile Cornay, Mémoire sur l'unité de spécialité des espèces humaines… (1862)
“ La métempsycose (2) est une première vue, une vue imparfaite du fait (1) Les fluides organiques constituant l'âme matérielle sont formés de lumière obscure, de calorique et d'électricité ; ils viennent successivement animer les êtres par proportions et progressions de quanlités appropriées qui symbolisent les âmes immatérielles. (2) La métempsycose ou métempsychose (metempsychosis) est le passage de l'âme d'un corps qui ne peut plus vivre dans un autre corps vivant; ce moL vient du grec, p.É'tcx,) préposition de changement, EV, dans, tfUX7) , âme. - réel. ”
Camille Lemonnier,
Félicien Rops, l’homme et l’artiste
“ Dans l’olivier, le grand arbre sacré de la contrée, presque humain par la forme et voisin des mythes latins, avec ses étreintes de bras et ses attitudes de torses sous lesquels palpitent captifs le rire et le sanglot des fables, il retrouve un peu des métempsychoses de son art, celui-ci non moins fabuleux, empli de conjectures et de transfigurations, comme un mélange de l’ange et de la bête. Il en fait des dessins légers et aériens, où passe l’âme du monde antique. ”
Charles Robert Maturin,
Melmoth ou l’Homme errant
“ Nos souffrances mentales n’avaient pas été moins vives que celles de notre corps. Songez aussi, Monsieur, à l’atmosphère peu naturelle que nous respirions depuis si long-temps, au milieu des ténèbres et des dangers. Nous éprouvions déjà ses premiers effets pestilentiels, effets qui se manifestaient tantôt par une sueur qui nous inondait, tantôt par un sentiment de froid qui nous glaçait jusqu’au sang. C’était donc dans cet état de fièvre et d’épuisement que nous devions passer une journée entière, au sein de l’obscurité et privés d’alimens ! ”
Francis Devay,
Hygiène des familles, ou Du perfectionnement physique et moral de l'homme…
(1846)
“ Donc, il nous faut rejeter de l'étude et de l'appréciation des tempéraments, toute conception qui porterait à penser qu'un organe, qu'un système, qu'un fluide ait assez de puissance pour produire accidentellement, et entretenir des changements bien marqués , dans la constitution générale sur les corps , rompre l'équilibre originairement établi. Le tempérament doit être conçu comme une disposition générale de l'organisme, produite par une impulsion initiale, innée, et qui constitue l'idiosyncrasie, puis par une manière de vivre, des habitudes particulières. ”
Hélène Metzger, Essai sur la chimie expérimentale…
“ D’après cette manière de voir, la chaleur ne serait que le sentiment, qu’exciterait en notre corps la violence du mouvement. « Pour ce qui est de la lumière, on peut aussi bien concevoir que ce même mouvement, qui est dans la flamme, suffit pour nous la faire sentir. » ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Cette chaleur vive & subite produit sur le corps humain la raréfaction des humeurs, la distension des vaisseaux, leur atonie, la compression du cerveau, l’extravasation des fluides, l’apoplexie, la mort. ”
Alexandre Chaponnier, La physiologie des gens du monde… (1829)
“ Il prouve sans replique que le tempérament mélancolique est moins une constitution particulière du corps, qu'une véritable maladie dont les degrés peuvent varier à l'infini, depuis une certaine originalité dans le caractère, jusqu'à la manie la plus décidée. ”
Auguste Ménégaux, La vie des animaux illustrée (1903)
“ La température du corps diminue peu à peu, les mouvements deviennent plus lents, les battements du cœur diminuent, la respiration s'affaiblit et la conscience disparaît à tel point qu'on ne peut les réveiller qu'en les plaçant dans un local chauffé. ”
Félix Fraiche, Hygiène de la garde nationale… (1870)
“ Du reste, le tempérament nerveux, fardeau souvent douloureux pour certaines natures, est une organisation précieuse, ayant surtout un incroyable ressort, et susceptible d'actes de volonté, d'énergie et d'héroïsme. Si la vivacité et l'inconstance sont l'apanage du tempérament sanguin, la volonté raisonnée et persistante, la constance, la sensibilité vive et durable, sont les qualités dominantes, quelquefois les défauts par leur exagération même, des gens nerveux. ”
Joseph-Henri Reveillé-Parise, Physiologie et hygiène des hommes livrés aux travaux de l'esprit… (1881)
“ Mais si la sensibilité est provoquée sans cesse, sans obtenir le temps de repos nécessaire à une réparation qui lui est indispensable, le tempérament nerveux se transforme en un tempérament de surexcitation toujours en éveil, qui se manifeste par la souffrance et par le caractère, jusque dans les actes les plus simples de la vie. Le tempérament nerveux s'est, aggravé, il a pris un développement qui a changé sa physionomie et qui l'a fait entrer dans une nouvelle phase, laquelle constitue en quelque sorte un tempérament nouveau. ”
Hermann Pidoux, Traité de thérapeutique et de matière médicale… (1836-1839)
“ De tout temps il a été reconnu que cette vie intérieure, cachée, végétative, absorbait , enchaînait la vie extérieure, les manifestations vives, mobiles, instables et exagérées du sentiment, du mouvement et de l'intelligence desquelles résulte, dans l'état physiologique, le tempérament dit nerveux. ”
E. Caro, Revue des Deux Mondes
“ Quand il est poussé à outrance, il révèle une altération grave dans le système nerveux : il devient une véritable maladie. L’optimisme et le pessimisme sont donc, avant tout, une affaire de tempérament, d’hérédité morbide, d’humeur et de nerfs. Il faut aussi faire la part du caractère proprement dit, bien que le tempérament y entre déjà comme un élément essentiel, de l’exercice et du développement de la volonté, plus ou moins disposée à entrer en lutte avec le dehors, à endurer la peine, à l’envisager en face et sans effroi. ”
Charles François Menville, Histoire médicale et philosophique de la femme… (1845)
“ La mélancolie présente deux degrés bien marqués : dans le premier la malade est d'une susceptibilité et d'une mobilité extrêmes; la plus légère cause produit les plus grands effets sur elle; le froid, le chaud, la pluie, les vents, la font frissonner de douleur et d'effroi; le bruit la saisit et la fait frémir; le silence la trouble et l'épouvante; si quelque chose lui déplaît, elle la repousse avec obstination; si les aliments ne lui conviennent pas, elle est dégoûtée jusqu'à éprouver des nausées et à vomir; si elle a quelque sujet de crainte, elle se sent terrifiée ”
Isidore Bourdon, La physiognomonie ou L'art de connaître les hommes d'après les traits du visage et les manifestations extérieures… (1830)
“ Le tempérament, en effet, exerce son influence, non-seulement sur la santé, mais encore sur l'intelligence, sur les passions et le caractère. Notre organisation physique modifie le moral presque autant que les circonstances au milieu desquelles se passe la vie. ”
Francis Devay,
Hygiène des familles, ou Du perfectionnement physique et moral de l'homme…
(1846)
“ Les personnes de ce tempérament, ont l'habitude du corps sèche et maigre, la taille ordinairement élancée, le teint un peu pâle ; leurs mouvements sont brusques, leurs sensations vives, fugaces, leurs idées ont de l'exaltation, leur sommeil est léger et fréquemment interrompu par des mouvements en sursaut. ”
Joseph-Marie-Alfred Beni-Barde, Manuel médical d'hydrothérapie… (1894)
“ Le tempérament, c'est tout ce qui concerne les variations individuelles de l'activité nutritive et fonctionnelle. Et comme, pour un même organisme et pour un même élément, l'intensité de la vie et l'intensité du fonctionnement se lient à l'intensité des transformations de la matière, le tempérament, c'est tout ce qui concerne les variations individuelles dans l'intensité des métamorphoses de la matière vivante. Le tempérament a donc trait à l'activité de l'organisme ”
Jacques-André Millot, La gérocomie, ou Code physiologique et philosophique… (1807)
“ Chaque individu parle de son tempérament; presque personne n'en connaît bien ni la nature, ni la définition. Par le mot tempérament, nous ne devons entendre que l'aggrégation et le mélange des diverses substances dont nos corps sont composés, en un mot ce qui forme leur constitution qui est très-variée; tandis que l'on entend souvent par le mot tempérament, le plro- duit et les divers effets de l'amalgame des substances qui forment' notre diathèse, en un mot la faculté plus ou moins grande que chaque individu a de se régénérer. ”
Ludovic Legré,
Favorin d'Arles, sa vie, ses oeuvres…
(1900)
“ Et non-seulement il se fait sentir , mais il occasionne des sensations très diverses tantôt agréables et salutaires , tantôt pénibles et pernicieuses . Lorsque la chaleur n' abandonne pas le corps , qu' elle lutte à l' intérieur contre l' envahissement du froid , ce combat porte le nom de tremblement et de frisson . ”
Pierre Foissac, Mélanges médico-psychologiques (1872)
“ Les conditions générales de l'organisme sont donc le point de départ des penchants comme ils sont le point de départ des besoins qui se manifestent par l'anxiété respiratoire, par la faim, la soif, l'appétit sexuel, etc. Mais comment reconnaître ces penchants qui sommeillent dans les profondeurs de la vie organique? Comment en apprécier la nature et l'énergie?... Ils restent inconnus à tous, à celui-là même qui doit en sabir le joug, jusqu'au moment où une impression extérieure aura provoqué une émotion. Ce sera l'émotion qui révélera le penchant jusque là ignoré ”
Claude Galien,
Galien-Oeuvres anatomiques physiologiques et médicales
“ La conformation particulière des parties organiques est le fait des mœurs de l’âme, suivant Aristote lui-même [60] Du reste, d’après cette doctrine, on acquiert des notions nombreuses sur les mœurs de l’âme et sur le tempérament du corps. Quelques-uns des signes physionomiques nous révèlent directement et sans aucun intermédiaire le tempérament. ”
Antonin Bossu, Anthropologie, ou Étude des organes… (1873)
“ Si donc le mesmérisme n'est point un corps, un être distinct, une cause spéciale, mais au contraire un moyen d'agir sur le moral et sur le physique des individus prédisposés à son action, il devient Inutile de s'occuper de phénomènes qui rentrent tout à fait dans l'ordre de ceux qui se manifestent dans le somnambulisme ordinaire. ”
Louis Castel, Les Bases physiologiques de la médecine… (1842)
“ La civilisation, la diversité des travaux, les vices, l'inégalité des conditions la détruisirent. En remontant a la première cause de ce qu'on nomme tempérament, ou arrive à ce théorème qui, d'abord, semble paradoxal, savoir que les tempéraments sont des anomalies, une nature dépravée, une dérogatiori aux lois de l'organisme; que plus ils sont tranchés > et plus il y a d'empiétement de l'un des moteurs de la vie au préjudice de l'autre. ”
Alain,
Quatre-vingt-un Chapitres sur l’esprit et les passions
“ Car premièrement les choses ne cessent jamais d’agir sur nous, par froid et chaud, souffle, pression, frottement. En second lieu notre toucher est continuellement modifié par les mouvements de la vie, par fatigue, crampes, fièvre, lésion. ”
Alfred Fouillée,
Revue des Deux Mondes
“ Le tempérament complet et harmonieux est l’équilibre d’une intégration suffisamment rapide et intense avec une désintégration suffisamment rapide et intense. Quand le système sanguin, le système nerveux et le système musculaire sont également bien constitués et en accord, on a le tempérament dynamique par excellence. Mais où l’on a vu un tempérament mixte, nous voyons le tempérament normal, réalisant la véritable unité de la nature humaine. ”
Jules Fiaux, Vers la santé et la pleine vie… (1909)
“ Dans l'état supérieur de la substance la chaleur paraît remplacée ou plutôt seulement représentée par les sensations et les sentiments. Nous avons tous eu l'occasion de constater qu'un accès de frayeur pr6duit une contraction spirituelle qui a sa répercussion sur le corps physique, tandis que l'amour, l'admiration, par. exemple, dilatent au contraire, produisent l'expansion. > ' La contraction produit une pression, elle est emprisonnante, privative de liberté, elle génère douleur et souffrance.C'est la vie en voie d'être diminuée, amoindrie, c'est par conséquent la tendance à l'état maladif. ”
Victorin Raymond, Études hygiéniques sur la santé… (1841)
“ TEMPÉRAMENTS. — On appelle tempérament la prédominance d'un organe ou d'un système d'organes. Il y a presque autant de tempéraments qu'il existe d'individus différents; cependant il y a certains tempéraments généraux qui sont plus communs que les autres; les voici : Tempérament nerveux. Les personnes qui ont ce tempérament sont ordinairement maigres et élancées. Elles ont beaucoup d'imagination, une grande vivacité de sensations qui les fait passer rapidement du plaisir à la peine ”
Marius Ameline, Énergie, entropie, pensée : essai de psychophysique générale basée sur la thermodynamique… (1898)
“ Et en effet dans l'hypnose la répétition d'une même sensation produit une sorte d'habitude des centres nerveux et SCHIFF, LOMBARD, etc., avaient vu que l'habitude diminuait l'élévation de la température cérébrale. Dans la démence il n'y a évidemment pas désintégration possible. De même l'automatisme psychologique qui existe (MAX SIMON) dans le rêve comme dans le délire s'accompagne d'une désintégration presque nulle. Il semble que déjà la pathologie mentale recevait une base d'explication rationnelle. ”
J C Colard, Notions générales et élémentaires d'hygiène et de puériculture… (1913)
“ Le tempérament nerveux est souvent l'apanage des faibles de constitution, des femmes, des jeunes filles impressionnables ; les individualités dotées de ce tempérament ont des alternatives d'énergie et d'abattement. ”
Paul Sollier,
Le mécanisme des émotions : leçons faites à l'Université nouvelle de Bruxelles…
(1905)
“ Comme je le disais plus haut, c'est, en effet, lorsque l'organe présente un trouble quelconque, ou, après un arrêt, reprend son fonctionnement, que l'on peut le mieux apprécier la conscience que nous avons de ce fonctionnement. Tous les malades atteints de mélancolie au début, de neurasthénie, d'obsessions, de phobies, de dépersonnalisation, de confusion mentale, décrivent de la même façon leurs sensations cérébrales: c'est tantôt une sensation de vide, ou de pesanteut, ou d'engourdissement, de torpeur invincible. ”
Édouard Auber, De la fièvre puerpérale
“ Parmi ces causes, les unes paraissent agir primitivement sur le solide vivant, ce sont : les émotions en général, les vives impressions morales, les commotions physiques, les vicissitudes atmosphériques, les surcharges électriques de l’atmosphère, le calorique, la lumière, le froid. ”
Louis François Charles Véron, Éléments d'anatomie, de physiologie et de petite chirurgie… (1888)
“ Du reste, nous avons plusieurs genres de sensibilité : nous avons la sensibilité du tact, nous avons la sensibilité thermique qui nous permet de sentir les différents degrés de la température chaude et froide ; eh bien, cette même sensibilité qui nous donne la sensation du chaud et du froid devient douleur si le froid et la chaleur prennent une trop grande intensité. Tout ceci, mesdames, pour vous montrer que ce que nous appelons douleur n'est qu'une modalité de nos sensations. ”
Fernand Papillon, Les Passions d’après les travaux récens de physiologie et d’histoire naturelle
“ De ce que les affections réelles de l’âme et par suite du cerveau se traduisent nécessairement par un trouble des fonctions respiratoires et circulatoires, on peut tirer cette conclusion que le cœur et la tension artérielle sont le vrai thermomètre des états passionnels. C’est pour cela que l’acteur qui veut prouver qu’une situation dangereuse ne l’intimide pas saisit la main de celui qu’il veut rassurer ou convaincre, et la place sur son cœur pour lui prouver que les battemens de cet organe ont conservé leur rhythme ordinaire. ”
L Durand, Étude des tempéraments considérés dans l'âge adulte et dans l'enfance… (1841)
“ Le développement du moral, dans les premières périodes de l'existence, et son affaissement dans les autres, modifiant singulièrement notre manière de voir et de sentir, éveille chez nous quelquefois des passions jusqu'alors assoupies, et, changeant le type de la susceptibilité nerveuse, contribue, autant peut-être que les altérations du physique, à nous faire subir, dans les différents âges de la vie, les épreuves d'un tempérament qui n'est pas le tempérament originel ”
Louis-Victor Bénech, De l'influence de la chaleur atmosphérique sur l'économie animale et des moyens hygiéniques et préservatifs auxquels on doit recourir pour la corriger… (1825)
“ Voilà une partie des dangers que nous courons pendant la chaleur. Quand nous sommes sourds aux cris de nos instincts , a la voix de la raison et de l'expérience , la nature nous punit, et la douleur et la mort se pressent autour de nous. ”
Jules Christian, Des troubles de la sensibilité générale chez les mélancoliques… (1876)
“ Aussi longtemps que les troubles de la sensibibilité générale ne produisent que la douleur, si vive, si intense qu'elle soit, le pronostic est favorable : la mélancolie sans complication guérit aussi facilement que la manie. 38. Mais dès que l'idée de douleur se concrète en idée délirante, le pronostic est fâcheux. Les délires systématisés (délire hypochondriaque, délire de persécutions) guérissent difficilement. 39. Les indications thérapeutiques fournies par les troubles de la sensibilité générale varient à l'infini : le traitement doit s'adapter à chaque cas particulier. ”
Paul Diday, Examen médical des miracles de Lourdes (1873)
“ Cet effort, cependant, risquerait de tomber, si, comme tout effort, il n'avait son point culminant, son summum, en perspective. Or, ce point, sur lequel toute l'aspiration converge et se concentre, qu'est-ce qui va le marquer?. Une sensation qui, de sa nature, est instantanée, l'im- mersion ou lotion, lotion qu'on ne reçoit pas, mais qu'on se fait soi-même, nouvelle et infaillible condition pour un déploiement énergique de volonté. Le froid, qui indique l'instant décisif, ajoute encore aux puissances nerveuses en effervescence la stimulation réactionnelle qui lui est propre. ”
