Résumé

Léon Liotard Vie édifiante et populaire de Ste Roseline de Villeneuve… (1873)

Le concours des fidèles auprès des saintes reliques s'accroît d'année en année, surtout au jour de la Sainte Trinité, anniversaire du premier triomphe de sainte Roseline, qui voit arriver processionnellement les populations des Arcs et de Trans. Quel touchant spectacle offrent de loin ces vierges vêtues de blanc, rangées sous leurs riches bannières, formant un cœur angélique, dont les voix fraîches et pures célèbrent dans les champs les gloires de Roseline !
Source : Gallica

Léon Liotard Vie édifiante et populaire de Ste Roseline de Villeneuve… (1873)

L'humilité devant être la vertu fondamentale de la perfection chrétienne, Roseline eut à partager les œuvres matérielles et les fonctions les plus basses de la maison. Mais là, Dieu voulut encore relever le mérite de la servante des autres par un prodige éclatant.
Un jour, dit-on, fête de saint Bruno, entraînée par les charmes d'une douce contemplation, elle avait oublié de préparer le repas de ses compagnes , l'heure va sonner, le feu est encore éteint ; la vierge tombe à genoux, elle prie, et se relevant, elle trouve
toute apprêtée la nourriture de ses compagnes.
Source : Gallica

Léon Liotard Vie édifiante et populaire de Ste Roseline de Villeneuve… (1873)

La cérémonie fut célébrée en 1288, par Bertrand de Favier, évêque de Fréjus. Le jour de la fête est arrivé, la cloche du monastère annonce de grand matin l'immolation de la noble et pure victime. L'autel était paré de ses plus beaux ornements, les murs de leurs plus riches tentures. A l'heure dite les portes extérieures sont ouvertes à la foule impatiente. Bientôt le bruit et l'agitation cessent, des chants lointains mystérieux qui semblent venir des cieux pénètrent les cœurs d'une crainte religieuse. Le pontife
s'avance et commence le sacrifice de l'agneau divin, jusques à l'offertoire.
Source : Gallica

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