Résumé

Manoel Gahisto Philéas Lebesgue : au cœur des provinces (1908)

A cause de « l'invraisemblable richesse » de la littérature lusitanienne, une constante sobriété n'accorde aux tendances que de brèves notes, aux œuvres et aux hommes que les indications les plus caractéristiques. Le mouvement de la vie, dont l'ouvrage a capté l'essentiel, le garde de la sécheresse; c'est la révélation d'un pays que notre temps ignorait un peu, en son parti-pris capricieux et ses préventions injustes. Il en effleure l'âme en ses nuances lointaines ; il la montre émouvante et fière en « son présent d'attente, de mélancolie et de recueillement ».
Source : Gallica

Manoel Gahisto Philéas Lebesgue : au cœur des provinces (1908)

La Grèce d'aujourd'hui bien changée depuis les vingt ans d'Edmond About, n'offre plus seulement aux méditations les ruines et les souvenirs avec lesquels le goût s'affine d'une sorte de trempe suprême. Si lourd que soit le fardeau d'un passé admirable, il
n'annihile pas irrévocablement la possibilité d'une évolution, d'un avenir imprévisible. Là, l'auteur de l'Au-delà des Grammaires suivait un fait unique dans l'histoire actuelle, une crise aigüe dans la vie du langage. « Les Grecs parlent une langue et en écrivent une autre. »
Source : Gallica

Manoel Gahisto Philéas Lebesgue : au cœur des provinces (1908)

Ils connaissent l'amour dans sa noblesse et le placent au-dessus des combinaisons de famille qu'ils regrettent de brouiller. Leur indécision, leurs tristesses, leur scrupule d'agir sont d'un naturel élevé. La misère de naître en certains foyers, l'angoisse du passé, la peur de l'avenir, tout ce qui faisait passer sur de nombreuses pages jusqu'ici le frisson maléfique de la domination de l'Absurde, s'atténue également. Par leur persévérance, par leur volonté généreuse, par le sacrifice, ils parviennent à la réalisation de leurs désirs, à la paix du cœur.
Source : Gallica

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