Résumé

Marie-Claude Guigue De l'Origine de la signature et de son emploi au moyen âge… (1863)

Les ténèbres de l'ignorance s'épaississent encore au vme siècle. La théologie elle-même tombe au niveau des autres sciences. Elle ne conçoit plus ses arguments; elle les compile et les copie. La vie littéraire a disparu de la société et gît agonisante au fond de quelque couvent.
A trente-deux ans, Charlemagne, jusque-là aussi ignorant que ses sujets, se passionne tout à coup pour les sciences et les lettres.
Source : Gallica

Marie-Claude Guigue De l'Origine de la signature et de son emploi au moyen âge… (1863)

Vers le milieu de ce dernier siècle, l'usage du sceau, jusque là très-restreint, devint général pour les prélats et les nobles. Dès le siècle suivant, cet usage s'étendit de la noblesse à la bourgeoisie, des communes aux corporations, des corporations aux membres qui les composaient et même jusqu'aux simples artisans (46) , de telle sorte que presque tous les actes n'étaient plus garantis que par l'apposition des sceaux, qui jouaient alors le double rôle de la souscription et du signum : de la souscription par les légendes, et du signum par les objets qu'ils représentaient.
Source : Gallica

Marie-Claude Guigue De l'Origine de la signature et de son emploi au moyen âge… (1863)

A cette époque, la croix était le signe par excellence ; son apposition équivalait en même temps à une invocation, à une profession de foi, à un serment écrit ; aussi, du vie au xn° siècle, si l'on en excepte les monogrammes des souverains et de quelques prélats, les ruches des chanceliers et les seings d'un petit nombre de notaires et de scribes, toutes les signatures ne sont que des croix.
Source : Gallica

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