Pierre-Alexandre Coupin

Résumé

Pierre-Alexandre Coupin Essai sur J. L. David

Bonaparte lui ayant renouvelé le demande de son portrait, David lui promit de s’en occuper aussitôt, et le pria de poser.
— A quoi bon ? répondit Bonaparte ; croyez-vous que les grands hommes de l’antiquité dont nous avons les images, aient posé ? Mais, je vous peins pour votre siècle, pour des hommes qui vous ont vu, qui vous connaissent; ils voudrons vous trouver ressemblant.
—Ressemblant! ce n’est pas l’exactitude des traits qui fait la ressemblance; ce qu’il faut peindre, c’est le caractère de la physionomie, ce qui l’anime. —L’un n’empêche pas l’autre.
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Pierre-Alexandre Coupin Essai sur J. L. David

Ces vers pouvaient s’adresser aussi bien à David qu’à Corneille ; le génie de ces deux grands hommes me semble offrir une analogie remarquable ; tous deux excellent à rendre des scènes fortes, à exprimer des sentimens énergiques. En puisant à la même source, le peintre n’est point resté inférieur au poète.
David avait pris dans l’Histoire des Horaces un autre dont il n’a laissé qu’un dessin : c’est le vieil Horace défendant son fils devant le peuple. Le guerrier tient encore à la main l’épée qu’il a plongée tour-à-tour dans le sein des ennemis de sa patrie et dans celui de sa sœur.
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Pierre-Alexandre Coupin Essai sur J. L. David

Dans tous les cas, ce sont les dieux que Socrate invoque, et les dieux, tel qu’il les dépeignait, justes et bienfaisans. La pensée du peintre est donc d’accord avec le caractère moral du sage qu’il a représenté.
Dans l’origine, David avait peint Socrate tenant déjà la coupe que lui présentait le bourreau. « Non ! non ! lui dit André Chénier qui mourut également victime de l’injustice des hommes ; Socrate, tout entier aux grandes pensées qu’il exprime, doit étendre la main vers la coupe ; mais il ne la saisira que lorsqu’il aura fini de parler. »
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