Résumé

Pierre Saintyves Saint Christophe : successeur d'Anubis… (1936)

« L'intention primitive des artistes, à une époque où tout était symbolique, dans l'art comme dans la liturgie, était de rappeler aux fidèles qu'ils devaient porter Jésus-Christ dans leur cœur avec autant de soin que Christophe le portait sur ses robustes épaules. » (5) Il n'est pas impossible qu'une figure emblématique du vrai chrétien, de celui qui porte le Christ dans son cœur ait pu être un jour vénérée et donner lieu à une interprétation légendaire, mais, dans ce cas, la légende découlerait à la fois du nom et de l'image.
Source : Gallica

Pierre Saintyves Saint Christophe : successeur d'Anubis… (1936)

Le courant de dévotion qui naquit en Egypte avec le culte astronomique du Nil et de la Canicule et qui anthropomorphisa celle-ci en la personne d'Anubis, le dieu à tête de chien, se propagea dans toute l'Europe sous des formes et des aspects divers englobant avec Hermès et Héraklès, Linus et Furina, Christophe et Thor, roulant un flot d'images semblables et de parallèles supplications.
Source : Gallica

Pierre Saintyves Saint Christophe : successeur d'Anubis… (1936)

Les Egyptiens nommaient Sirius l'astre-chien ou astro-kuôn, autrement dit la Canicule, nom qu'elle conserve encore aujourd'hui, et, sur les planisphères célestes, représentaient cette constellation par l'image de cet animal (4) .
Or ce chien céleste fut identifié avec Anubis. « Lorsqu'Anubis naquit, dit Plutarque, Isis le retrouva à grand'peine, conduite par des chiens qui la dirigeaient. Elle se chargea de le nourrir il devint son gardien et son héraut sous le nom d'Anubis. On le dit préposé à la garde des dieux comme le chien à celle des hommes. »
Source : Gallica

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