Résumé

Le Chien primitif, aperçus nouveaux sur l'origine du culte des animaux… (1846)

C'est un fait bien remarquable que l'emploi d'un mot unique dans toutes les parties du monde, pour exprimer le pouvoir suprême et tout ce qui implique une idée de puissance, de grandeur; mais ce qui étonne plus encore, c'est que ce mot soit le mot CHIEN ; et l'on ne peut méconnaître qu'il semble être la racine de la plupart de ceux que j'ai cités. Au reste ce fait de linguistique, si étrange, si absurde qu'il paraisse, répugne encore moins à la raison, on
en conviendra, que le culte du Chien, culte en honneur chez les plus anciens peuples, culte avéré, incontestable.
Source : Gallica

Le Chien primitif, aperçus nouveaux sur l'origine du culte des animaux… (1846)

C'est que ce son menaçant, expression de la colère divine, laissa sans doute un tel souvenir d'épouvante parmi les populations Chinoises, qu'elles auraient craint, en le prononçant, d'appeler la foudre sur leur tête.
Court de Gébelin dit qu'il en était de même dans un des dialectes de l'ancien Persan, à en juger par un alphabet de M. Anquetil. C'est chez le plus ancien peuple de Perse que la Religion prescrit de faire avaler, par des Chiens, les âmes des mourants.
En revanche, les Chinois, dans leur langage, ont prodigué les autres cris du Chien, et son nom, d'une manière surprenante.
Source : Gallica

Le Chien primitif, aperçus nouveaux sur l'origine du culte des animaux… (1846)

Ha! si les Chiens savaient parler! Mais, que dis-je!
Les Chiens parlent, c'est l'Homme qui ne comprend pas leur langage. L'Homme ne comprend pas le langage du Chien, et cependant c'est au langage du Chien que l'Homme doit les principaux éléments du sien !
Les preuves en sont nombreuses, irrécusables.
Un jour, ROZYVALL rongeait un os avec l'ardeur qu'il met en toutes choses. Son iils était à quelques
pas de lui, contemplant ce festin d'un air de convoitise, et s'approchant à pas de loup.
Source : Gallica

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