Résumé

Portrait de Pigault-Lebrun Pigault-Lebrun Tableaux de société, ou Fanchette et Honorine… (1817)

Il est trois heures. Le crépuscule commence à naître; tant mieux. La nuit est longue pour des êtres souffrans. La lumière ramène l'attention sur les objets extérieurs, et j'ai un besoin inexprimable de distraction.
Je ne sais encore qui sont les trois personnes qui occupent le devant de la voiture. Ah! mon Francheville, Soulanges, et entr'eux un petit être qui ne sait quelle contenance tenir.
Comment Sainte-Luce s'est-il donc
glissé ici? Hélas ! comme je me suis, glissée dans le jardin d'Eustache,
dans sa grotte, comme nous cherchons tous le bonheur.
Source : Gallica

Portrait de Pigault-Lebrun Pigault-Lebrun Tableaux de société, ou Fanchette et Honorine… (1817)

TRICK s'était éloigné du monde, qu'il haïssait sans trop savoir pourquoi. Il habitait un coin de terre, qui lui appartenait dans la vallée de Chamouni. Malgré sa misanthropie, il y pratiquait les vertus patriarchales, qui distinguent les peuples qui ont conservé quelque trait de leur physionomie primitive. Il exerçait l'hospitalité envers ceux que la curiosité , ou le goût de l'observation conduisait aux glaciers. Sa haine des hommes n'altérait ni sa candeur, ni son désintéressement, et il était amoureux comme un solitaire, qui vit habituellement avec son cœur et sa maîtresse.
Source : Gallica

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