Robert de la Sizeranne

Résumé

Robert de la Sizeranne L’Art pendant la guerre 1914-1918

Certes, ce n’est pas la première guerre qui ait fait des ruines, — elles en ont toutes fait, — mais c’est la première, du moins dans les temps modernes, qui en ait fait de si complètes et de si précieuses. Depuis des siècles, on n’avait pas rasé une ville, ni détruit un chef-d’œuvre. Sur les champs de bataille, on voyait, çà et là, une ruine : maintenant, ce sont des paysages de ruines : Louvain, Nieuport, Arras, Ypres, Gerbéviller, Sermaize-les-Bains, Péronne, Loos, cent autres jusqu’à Reims, systématiquement détruits, effacés de la surface de la terre.
Source : Wikisource

Robert de la Sizeranne L’Art pendant la guerre 1914-1918

Comment, de tant de dangers, la « perfide Albion » espère-t-elle se tirer ? se demande l’Allemand, et il répond : par sa perfidie, par son hypocrisie même et ses ruses déloyales de guerre. D’abord, elle a « enchaîné la Vérité », dit le Kladderadatsch, et John Bull, clignant de l’œil, d’un air féroce, monte la garde près du poteau d’infamie, où elle se morfond. C’est son « premier exploit ». Elle a tissé une trame de mensonges et s’y promène comme une araignée, dit la Ulk, qui ajoute : « Lorsque le grand jour de la purification viendra, cette ordure sera balayée avec le reste ».
Source : Wikisource

Robert de la Sizeranne L’Art pendant la guerre 1914-1918

D’abord, c’est l’Angleterre qui a voulu la guerre. C’est un axiome. Sir Edward Grey, aveugle conduisant d’autres aveugles, les chefs d’État alliés, les a précipités dans cet abîme, et le Simplicissimus s’est souvenu, à ce propos, de la toile fameuse de Breughel. Le pied lui glisse dans le sang et le malheureux John Bull s’accroche désespérément au globe qu’il a ainsi rendu inhabitable : il tombe ainsi que les gouttes pourprées qui suintent de l’Europe égorgée, dans une estampe du Simplicissimus en noir, blanc et rouge et il crie : « Malédiction ! le sang est plus glissant que l’eau ! »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature