Résumé

Théodore Anne Journal de St-Cloud à Cherbourg… (1830)

Chaque jour nous avions rencontré des gens qui voyaient passer avec attendrissement cette royale famille, et dont les larmes ont dû prouver à Charles X qu'il laissait encore des regrets en France. L'aspect des enfans, surtout, produisait la plus vive impression : leur jeunesse, ce malheur qui les frappait, pour ainsi dire, avant que leur raison ne pût le concevoir ; tout cela touchait le peuple; mais jamais ce mouvement ne fut plus vif qu'à Cherbourg.
Source : Gallica

Théodore Anne Journal de St-Cloud à Cherbourg… (1830)

En fait de courtisans, prenez-les au temps de Charles IX, de Louis XIV, de Louis XV, de Napoléon ou de Charles X, c'est toujours la même bassesse, la même platitude; un habit brodé, un lever le matin, l'honneur de porter le soir le bougeoir du roi, un gros traitement et des croix à profusion pour eux et pour leurs enfans, voilà tout ce qu'ils demandent: après cela, que leur fait le nom du roi ?
Source : Gallica

Théodore Anne Journal de St-Cloud à Cherbourg… (1830)

Il fut décidé que nous irions coucher à Dreux; et pendant la halte de cinq heures que nous
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fîmes à Maintenon, le licenciement de l'armée s'opéra. La compagnie des gardes à pied remit son étendard au roi ; les officiers furent admis à l'honneur de prendre congé de lui ainsi que des princes et princesses de la famille. Ces adieux furent tristes et touchans. Le roi remercia ces braves de leur fidélité, dont il regrettait de ne pouvoir plus recevoir de gages, et leur donna sa main à baiser. Les princes et princesses les admirent au même honneur.
Source : Gallica

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