Résumé

Victor Henry  Lexique étymologique du breton moderne

Le sanscrit, la plus ancienne langue indo-européenne qui nous soit parvenue, en tant que langage sacré des livres dits « Védas », a été et reste encore, quoique dans une moindre mesure, le témoin le plus précieux dans la recherche des origines de nos idiomes ; mais le grec aujourd’hui le balance, et même l’emporte sur lui de beaucoup quant à la détermination exacte du vocalisme primitif. Les autres langues de l’Inde n’ont d’intérêt que pour les indianistes.
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Victor Henry  Lexique étymologique du breton moderne

Une particularité qui lui est exclusivement propre le distingue de tous les autres : dès avant qu’il ne se fût scindé en dialectes, le p primitif de l’indo-européen, conservé partout ailleurs, y avait disparu sans laisser de trace. En d’autres termes, soit un mot grec, latin, sanscrit, contenant un p initial ou intérieur : cette consonne y manquera dans tous les dialectes celtiques ; au latin porcus l’irlandais répond par orc, et le breton par leûn au latin plenus. Ainsi nous sommes sûrs que ces deux mots sont vraiment celtiques, n’ont pas été tirés du latin.
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Les Celtes de la Grande-Bretagne, seuls ancêtres de tous les Celtes actuels, furent soumis par les Romains ou civilisés par la culture latine. C’est en latin aussi qu’ils reçurent la prédication du christianisme. Leurs langues se sont donc mélangées, à diverses époques, de nombreux emprunts au latin, qu’il importe de reconnaître, — on verra tout à l’heure à quels indices, — d’isoler du fonds celtique, et même, si faire se peut, de dater approximativement.
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