Résumé

page de l'histoire du clergé français au XVIIIe siècle… (1877)

Toutes nos églises versent des larmes, Très-SaintPère, sur la ruine de tant de monastères, de tant de congrégations, soit de clercs, soit de réguliers, qu'a, depuis quelques années, vu périr notre France, au grand détriment de la religion. La frayeur et l'épouvante se sont emparées de tous les ordres religieux : les uns, stupéfaits à la vue des coups frappés autour d'eux, prévoient que, au moment même où ils plaignent le sort des instituts qui succombent, un même destin les menace eux-mêmes ; les autres, — et c'est un plus grand malheur encore, — s'efforcent de hâter leur propre destruction.
Source : Gallica

page de l'histoire du clergé français au XVIIIe siècle… (1877)

On vient de prononcer le nom de Grandmont : son heure est venue. L'institut de Saint-Etienne, dont on a retracé sommairement l'histoire, va succomber sous le zèle des réformateurs. L'ordre célèbre qui eut son berceau dans les rudes montagnes d'Ambazac, et qui s'élevait sur la limite du Limousin et de la Marche comme un trait d'union entre ces deux grandes divisions du vieux diocèse de Limoges, est condamné à périr. Les grands souvenirs du passé le défendent en vain : il sera la plus illustre victime de la Commission des réguliers.
Source : Gallica

page de l'histoire du clergé français au XVIIIe siècle… (1877)

L'abbé de Grandmont ne vient point, Sire, réclamer de votre justice des droits temporels; il ne sollicite point de votre bonté des faveurs périssables. Plût à Dieu qu'il lui fût permis d'acheter, au prix de tout ce que le monde estime et recherche, ce qui fait l'unique objet de ses désirs ; que, pauvre comme le saint fondateur de son ordre, il lui fût donné d'être paisiblement le père d'un peuple aussi nombreux! Un intérêt d'un ordre supérieur soutient sa voix.
Source : Gallica

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