Émile Driant,
L’invasion noire 1
“ S’il eût touché la main qui lui tendait la clef, il l’eût sentie trembler comme celle du voleur qui fouille fiévreusement dans un coffre-fort près d’un cadavre encore chaud. Mais Saladin était maître de lui ; il imposa le calme à ses nerfs et se dirigeant vers le bateau de cuir, il prit négligemment sa carabine qu’il avait eu soin d’y déposer, poussa l’index qui en assurait le fonctionnement immédiat, et attendit. Une seconde se passa, puis un cri rauque, étouffé sortit des profondeurs de la nacelle. L’ingénieur se retourna. ”
