Etienne François de Lantier, Voyages d'Anténor en Grèce et en Asie… (1797)
“ Théano , plus exaspérée par ce triomphe, ordonne à l'un de ses eunuques de jeter des ordures sur les superbes vêtemens de sa rivale. Furieuse d'un tel affront , Phryné , à son tour, ne respira que la vengeance. Quels volcans que le coeur de deux femmes humiliées l'une par l'autre ! Phryné , pour porter des coups plus sûrs , attendit l'occasion en silence. Le brillant Alcibiade reparut alors dans Athènes , orné des lauriers de sa première campagne et des charmes du bel âge. Théano le vit, et le feu de l'amour circula dans ses veines. ”
