Cryogénine

Définition et enjeux

Georges Demurger,  De la Cryogénine (metabenzamidosemicarbazide… (1903)

“ L'occasion d’expérimenter la cryogénine ne tarda pas à nous être offerte et nous pûmes en juger nous-même l’action vraiment antithermique.
Dans les premiers jours de juin 1902 et avant qu'aucune communication clinique ne fût faite sur la cryogénine, nous en donnions un cachet de 0,50 centigrammes à un malade, à notre contre visite du soir : cet homme, que nous avions opéré le matin même d’un épithélioma de la lèvre inférieure, se plaignit le soir d’un point de côté et sa température était de 40°2.
”
Source : Gallica

René Couraud,  Contribution à l'étude de la cryogénine… (1904)

“ Voici ces différentes réactions :
1. -— L’acide sulfurique formolé développe une belle coloration rouge violet intense, avec fluorescence verte plus ou moins prononcée.
2. — L’acide azotique fumant dissout les cristaux de cryogénine. En ajoutant de l’eau au liquide rouge foncé obtenu, il se forme un précipité brun.
3. — En ajoutant quelques gouttes d’eau oxygénée à une solution de cryogénine, puis peu à peu de l’acide sulfurique concentré, il se produit une coloration jaune orangé, virant au rouge brun lorsqu’on ajoute au liquide un volume égal d’acide sulfurique concentré.
”
Source : Gallica

René Couraud,  Contribution à l'étude de la cryogénine… (1904)

“ Au point de vue chimique, la propriété dominante de la cryogénine est son pouvoir réducteur: elle libère l'iode des solutions d’iodates alcalins, réduit la liqueur de Fehling, le sulfate de cuivre et le permanganate de potasse.
III. — PROPRIÉTÉS PHYSIOLOGIQUES
Toxicité. — La cryogénine est fort peu toxique : 1 gr. 87, 2 gr. 47 par kilogramme d’animal, ont pu être donnés impunément en injection intra-veineuse.
Nutrition. — Malgré des doses de 0 gr. 25 ou Ogr. 60 par kilogramme, administrées d’une façon prolongée, on n’a jamais noté de diminution du poids.
”
Source : Gallica

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