Antipyrétique

Définition et enjeux

Henri Eggli Traitement de la fièvre typhoïde par le pyramidon (1903)

Nous n'avons pas à insister-ici sur les antiseptiques intestinaux, benzo-naphtal, calomel, acide lactique, etc., que les auteurs présentent toujours à titre de médication adjuvante du traitement antipyrétique, et dont nous nous servons aussi volontiers, accessoirement, lorsqu’ils sont particulièrement indiqués.
La médication antithermique ne comporte, en somme, que deux grandes méthodes : le traitement par les bains froids (méthode de Brand) et le traitement par l’antipyrine à hautes doses (méthode de Clément) .
Source : Gallica

Simon Baruch La Pratique de l'hydrothérapie… (1910)

Ces statistiques, auxquelles on pourrait facilement en ajouter d'autres, si les premières n'étaient pas suffisamment étendues, nous montrent l'effrayante mortalité que l'on observe dans la fièvre typhoïde, quand on la soigne par l'expectation ou par la méthode antipyrétique, qui prétendent ramener le malade à la santé en l'alimentant, en le plaçant dans de bonnes conditions hygiéniques, en combattant les complications quand elles surviennent, et en abaissant la température.
Source : Gallica

Portrait de Charles Fiessinger Charles Fiessinger La thérapeutique des vieux maîtres… (1897)

Les ravages qu'a faits il y a quelques années la médication antipyrétique à outrance dans le traitement des maladies infectieuses, ces ravages eussent-ils entraîné tant de victimes si les médecins s'étaient souvenus de cet axiome émis par Stahl : « C'est précisément à l'aide des assauts fébriles que les hommes sont délivrés des fièvres et cela par la puissance spontanée de la nature, sans l'intervention d'aucun moyen actif. » L'avantage que ces bains froids procurent aux fébricitants ne doit pas faire oublier que c'est d'une erreur d'interprétation qu'est née cette méthode thérapeutique.
Source : Gallica

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