Hystéro-épilepsie

Définition et enjeux

Portrait de Hippolyte Bernheim Hippolyte Bernheim Hypnotisme & suggestion : hystérie… (1910)

Chaque fois, l'épilepsie a précédé l'hystérie ; c'est l'épilepsie qui est hystérogène ; tandis que je n'ai pas d'observation précise qui me démontre que l'hystérie puisse être épilep-togène.
Quand l'association existe, chaque crise conserve son individualité ; les deux accès ne se confondent pas. Ce qu'on a décrit sous la domination mauvaise de hystéro-épilepsie n'est, en réalité, que de l'hystérie curable et justiciable de la suggestion ; le type hybride qui résulterait d'une crise à la fois épileptique et hystérique ne me paraît pas exister.
Source : Gallica

Emmery Blin Leçons du mardi à la Salpêtrière… (1889)

Voilà un malade qui est sous le coup de deux affections foncièrement différentes, et elles portent le même nom. Il n'y a pas le moindre rapport entre l'épilepsie et l'hystéro-épilepsie même à crises mixtes. Ce qu'on doit dire de cet homme, c'est qu'il est à la fois hystérique et épileptique. C'est une erreur de dire qu'il est hystéro-épileptique, si l'on prend la signification du terme au pied de la lettre. A ses crises de jour, qui sont des attaques de grande hystérie, l'épilepsie, le mal comitial, ne prend aucune part
Source : Gallica

Emmery Blin Leçons du mardi à la Salpêtrière… (1889)

Pour ce qui est de l'hystéro-épilepsie à crises séparées, c'est-à-dire hystéro-épilepsie à crises mixtes d'un côté, hysteria major, et épilepsie, mal comitial, de l'autre, coexistant chez un même sujet, on peut affirmer que le rétrécissement permanent, lorsqu'il existe, se rattache à la grande hystérie hystérie épileptiforme, et nullement à l'épilepsie.
Chez notre malade, le rétrécissement concentrique, occupant les deux yeux à peu près également, existe, porté à un haut degré (Fig. 12) , à l'état de permanence.
Source : Gallica

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