Perforation oculaire

Définition et enjeux

Arthur Sichel Traité élémentaire d'ophtalmologie… (1879)

Lorsque les éléments morbides tendent à s'éliminer, c'est presque toujours vers la surface que le processus marche. Au lieu d'offrir les caractères d'une perforation, la perte de substance présente bientôt des bords anfractueux, comme taillés à l'emporte-pièce, et se montre sous l'aspect d'un ulcère. Celui-ci, en même temps qu'il gagne notablement en surface, s'étend aussi quelque peu en profondeur, et bientôt survient une large perte de substance de la cornée, avec toutes ses conséquences.
Source : Gallica

Julien Masselon Manuel d'ophtalmologie : guide pratique à l'usage des étudiants et des médecins (1889)

Il est très rare alors de voir survenir une vascularisation avec régénération du tissu. Il se fait presque toujours une perforation centrale. Parfois celle-ci est assez brusque pour faire éclater la capsule du cristallin. Il se forme alors une cataracte, qui, par son gonflement et l'augmentation de la pression intra-oculaire, cause par elle-même une autre série de dangers pour l'oeil. Des hémorrhagies abondantes au fond de cet organe, ou une inflammation (par infection) des membranes internes peuvent être la conséquence de la perforation.
Source : Gallica

Portrait de Louis de Wecker Louis de Wecker Traité théorique et pratique des maladies des yeux… (1863-1866)

Dans les cas assez fréquents où l'on apporte des enfants au médecin, quand une grande perforation centrale de la cornée s'est déjà opérée, perforation par laquelle le cristallin est poussé et fait hernie, il ne faut pas hésiter à faire sortir le cristallin, et même une petite partie de l'humeur vitrée, pour réduire complétement la pression intra-oculaire.
Source : Gallica

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