Porteur de chèque

Définition et enjeux

Edmond Le Mercier Étude sur les chèques, par Edmond Le Mercier… (1874)

Donc si le chèque est pur et simple et qu'il ait circulé, le souscripteur ne saurait exciper contre un tiers porteur de bonne foi de ce que le preneur immédiat ne lui aurait pas fourni une garantie promise ou une valeur en échange ; celui qui ne veut pas se dessaisir irrévocablement de la somme portée au chèque ne doit pas délivrer un reçu pur et simple de façon à tromper les tiers. Le souscripteur doit donc garantir au porteur que la somme existe chez le banquier, et qu'aucun obstacle au paiement ne surgira.
Source : Gallica

Portrait de Charles Lyon-Caen Charles Lyon-Caen Manuel de droit commercial, spécialement destiné aux étudiants des Facultés de droit… (1910)

Du bénéficiaire du chèque. — A la différence de la lettre de change, le chèque, n'est pas nécessairement à ordre ; la loi de 1865 (art. 1, al. 4 et 5) distingue le chèque à personne dénommée, le chèque à ordre et le chèque au porteur.
Quand le chèque est au profit d'une personne dénommée, celle-ci seule peut, en principe, en toucher le montant. Elle ne peut le transmettre à une autre personne que par une cession soumise aux formalités de l'article 1690, C. civ.
Source : Gallica

Edmond Le Mercier Étude sur les chèques, par Edmond Le Mercier… (1874)

Nous n'avons sur ce point que cette seule question à examiner : à qui incombera la responsabilité, si le chèque au porteur a été payé à celui qui n'en était pas le légitime propriétaire? Le tiré qui a payé et qui n'a aucune faute à se reprocher, qui a eu soin d'exiger l'acquit du porteur et dont la vigilance ne peut être mise en doute , sera à l'abri de tout recours ; mais il devra tout au moins fournir son concours au véritable propriétaire de l'effet, pour que celui-ci puisse, en remontant d'un porteur à l'autre, arriver à découvrir celui qui a reçu à tort le paiement du chèque.
Source : Gallica

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