Tireur de chèque

Définition et enjeux

Traité de droit commercial : les effets de commerce… (1933)

J., DES PROCÉDÉS EMPLOYÉS POUR PARER AUX INCONVÉNIENTS DU CHÈQUE. — Ce qui fait le principal inconvénient du chèque, c'est que le bénéficiaire n'est jamais sûr que le tireur a bien des fonds en dépôt chez un banquier. Mais si l'on convient que le chèque ne sera payé par le banquier du tireur qu'au banquier du bénéficiaire, une garantie valable est donnée de la validité de l'effet. En effet, le banquier du tireur, qui devient en l'espèce à la fois tireur et tiré, n'émettra pas, selon toute vraisemblance, un chèque s'il n'a des fonds disponibles au nom du tireur.
Source : Gallica

Traité de droit commercial : les effets de commerce… (1933)

Avant de payer un chèque, le banquier doit s'assurer de l'exactitude de la signature du tireur. S'il lui arrive de payer un faux chèque, la perte est généralement pour lui, à moins qu'il ne puisse prouver une faute du tireur.
Lorsque le tireur et le tiré ont tous les deux un compte à la Banque de France, le paiement peut être valablement fait par virement en un mandat rouge, mais le chèque ne doit être considéré comme payé que si le virement a été effectivement opéré.
Source : Gallica

Edmond Le Mercier Étude sur les chèques, par Edmond Le Mercier… (1874)

Le porteur d'un chèque qui n'en réclame pas le paiement dans les délais ci-dessus, perd son recours contre les endosseurs ; il perd son recours contre le tireur, si la provision a péri par le fait du tiré, après lesdits délais.
ART. 6. — Le tireur qui émet un chèque sans date ou qui le revêt d'une fausse date, est passible d'une amende égale à six pour cent de la somme pour laquelle le chèque est tiré.
Source : Gallica

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